La seringue m'a quittée... Elle est partie, avec son infirmier, pressé. Comme s'il avait eu peur... La prochaîne sera bientôt là, mais entre les deux c'est comme si j'avais un répit, comme si je prenais la mer et sortais la grand voile pour glisser sous le vent. J'ai bien cru la quitter cette terre. Comme à chaque fois, j'ai dit adieu à un peu tout, prêt au grand départ que rien ne pourrait prévoir. Mais... Je suis encore là. Ce n'est pas fini, c'est une juste une pause, un répit, un instant après tous les dangers.... Mais qu'il est bon d'être libéré de la chimie et de retrouver la pureté de son sang, de dire au-revoir au cheveu d'ange qui bouchait ma veine mise à nu pour me permettre de vivre un petit peu, un tout petit plus longtemps... debout. Et maintenant, combien de temps pour redevenir qui j'étais ?... Pour tout effacer. Et revivre enfin...
Il y a une femme qui est certaine que tout ce qui brille est or Et elle achète un escalier menant au paradis Et lorsqu'elle y est, elle sait si les comptoirs sont fermés Un mot lui suffira pour avoir ce pourquoi elle est venue
Ooh, ooh, et elle achète un escalier menant au paradis
Il y a un signe sur le mur, mais elle veut en être certaine Parce que tu vois les mots ont parfois un double sens Sur un arbre à côté du ruisseau, il y a un oiseau qui chante Parfois toutes nos croyances sont mises en doute
Ooh, ça sème le doute en moi Ooh, ça sème le doute en moi
J'ai une sensation lorsque je regarde vers l'ouest Et mon esprit a grand besoin de partir Dans mes songes j'ai vu des ronds de fumée à travers les arbres Et les voix de ceux qui laissent faire sans bouger
Ooh, ça sème le doute en moi Ooh, ça sème réllement le doute en moi
Et on chuchote que bientôt, si nous donnons tous la mélodie Alors le flutiste nous mènera à la raison Et un nouveau jour viendra pour ceux qui sont encore là Et les forêts retentiront de joie
S'il y a du remue-ménage dans ta haie, ne t'affole pas C'est simplement le nettoyage de printemps pour la Reine de Mai Oui, il y a deux voies que tu peux prendre, mais au bout du compte Il est encore temps de changer ta route
Et ça sème le doute en moi
Ta tête bourdonne et ça ne partira pas, au cas où tu ne le saurais pas Le flutiste t'invite à le rejoindre Chère madame, peux-tu entendre le souffle du vent, et savais-tu Que ton escalier s'étend sur le vent murmurant ?
Et alors que nous dévalons la route Nos ombres plus grandes que nos âmes Il y a une femme qui marche, que nous connaissons tous Qui brille d'une lumière blanche et veut montrer Comment chaque chose se change en or
Et si tu écoutes attentivement Finalement l'air viendra à toi Lorsque tous ne font qu'un et qu'un les fait tous