Samedi 30 juillet 2005

Uniquement valable le 30 juillet 2005, rien n'est statique...



Si tu devais te présenter, toi et ta vie, que dirais-tu ?

Le "Chaos" me vient aussitôt à l'esprit : naguère grand patron dans les voyages, aujourd'hui écrivaillon désargenté, apôtre du capitalisme et de la place au soleil, aujourd'hui désenchanté, en panne de sens autant que d'énergie. J'ai 45 ans, bientôt 46, je sors à peine de la crise de la quarantaine dont parlait si bien Jung, mon grand maître, je n'ai plus ni biens ni maison ni voiture, je viens de fourguer ma vieille BM… Et pourtant je vis, de boulot de professeur à celui de conseiller voyages, moi le président déchu qui nourissait des familles entières… et ne peut plus me nourrir moi-même. J'ai marché vers Compostelle et suis aujourd'hui gêné par une patte folle qui m'empêche de parcourir les chemins d'un vaste monde que j'ai si souvent visité. Ai-je approché de trop près la grande vérité ? J'écris comme je respire, et n'ai pas encore publié, j'ai tout donné à mon art qui m'a tout pris, et pourtant j'aime ça. Finis les belles voitures, elles me répulsent, finis les achats d'impulsion, la fuite en avant, finie l'incompréhension, je commence à savoir que je ne suis pas ce que je crois, tout ce qu'on m'a dit que j'étais et que j'ai voulu imiter si parfaitement. Je suis Lion ascendant Cancer. L'Eau et le Feu me partage, la Lune et le Soleil veulent se rencontrer, je suis l'as des contraires. On m'appelle Christian et pourtant je ne prie plus Jésus depuis longtemps, je ne crois même plus qu'il n'ait fait que de bonnes choses… Et suis convaincu que ceux qui l'ont vénéré l'ont fait de travers. On ne tue pas pour Dieu. Si je devais me présenter, Francisco, je dirais que je suis l'incarnation de la dualité, oui, plus que la normale, et que ce n'est pas facile à vivre tous les jours, les acquis sont si bien ancrés.

Décris un moment vraiment heureux de ta vie :

Ma retraite d'écriture au fin fond de l'Aveyron. J'ai tout planté pour aller m'enterrer dans un village de 200 habitants en plein cœur de l'hiver sur le plateau froid du Larzac dans un mobil-home sans eau courante ni électricité. Chapeau. J'y ai écrit mes premiers poèmes, Errances Lointaines, des heures durant penché sur mes carnets à apprendre mon art. L'ordinateur me manquait, alors j'ai habité un gite, puis à l'hôtel, dans le même trou, paumé au milieu de tout, où j'ai écrit Paroles d'Ange. J'ai partagé par hasard, je sais, il n'y en a pas, l'appartement du patron du café de la Place devenu mon meilleur ami du moment. Malgré ma pauvreté et l'étrangeté de ma présence en de tels lieux, nul ne voulait croire d'où je venais, j'ai rencontré des gens extraordinaires qui figurent encore parmi mes plus proches : Nathalie, Jojo, Hip-Hop, Paul et Laurence, des tas de gens vraiment extras. J'ai peu à peu appris qu'il se cachait quelque chose derrière la seule réalité que je connaissais. J'en ai bavé, oui, comme aimait à le dire Saint Exupéry "on ne devient que contre ce qui résiste", mais aujourd'hui je ne suis plus le même homme et parfois, celui que je suis devenu me plait vraiment beaucoup… Il écrit tant de belles choses.

Raconte un souvenir très ancien :

La mort de ma petite sœur. Mais je ne m'étendrai pas.

Un rêve que tu as fait, récent ou pas :

Tout petit un gorille montait sur la façade de mon immeuble. Récemment j'allais jouer une pièce avec Julie, lui promettant que j'appelerai ma fille comme elle, tandis que le chef de gare venait nous dire que ce serait bien… ?… Pourquoi suis-je si peu doué dans l'interprétation symbolique ? Une de mes grandes questions, moi qui ne me sépare jamais de mes dictionnaires psycho-ésotériques.

Qu'est-ce que tu aimes ? Ou pas ?

Vaste question. Amélie Poulain dirait qu'elle aime tremper sa main dans le café en grains, qu'elle n'aime pas les gens qui font la gueule, mais moi, Christian Pélier, qu'est-ce que j'aime ou pas quand le bon est dans le mauvais et vice-versa ? Quand ce que je n'aime pas finit par m'en apprendre plus que ce que j'aime ?… Peut-être ?… Les criminels ?… Mais y-a-t-il vraiment des victimes innocentes ? Je ne sais plus… Non, aucune idée. Ce système de valeurs ne me convient plus.

Y a-t-il un livre, un film qui t'ait vraiment marqué.

Il y en a trop ! Ou pas assez ! L'œuvre est intéressante en soi, mais son auteur l'est bien plus encore : Saint Exupéry, John Irving, Nicolas Pennac, Nick Hornby, Socrate, Hermès Trismégiste, Krishnamurti, Nietzsche… "La généalogie de la Morale" me parle bien. Castaneda, Saint Thomas, Orphée, Richard Ford, Werber, et tous les illustres inconnus du Net ou d'ailleurs, des gens comme toi qui me lis, en qui je vois un talent magnifique. Depuis cinq ans, date de mes premiers pas dans le royaume de l'art, le "hasard" m'a donné tant et tant de belles choses à lire. Je rencontre tant d'éclairés.

Qu'est-ce qui fait que tu te lèves chaque matin? Qu'est ce qui te motive dans la vie ?

Je n'en sais rien. Et je me le demande chaque fois que j'anticipe les mauvaises surprises qui pourraient m'arriver, ce que je fais encore trop souvent à mon gré. Depuis quelques temps, je me dis : "je verrai bien, laissons faire les choses, ça sera toujours mieux que tout ce que j'ai loupé en voulant tout contrôler. Et puis il y aura certainement beaucoup de choses à écrire, c'est dans la rencontre que l'on apprend". Ca m'aide un peu mais le chemin est encore long.

As-tu un but, des ambitions?

Malheureusement oui. J'ai encore un but : paraître pour écrire encore plus. Je n'ai pas aujourd'hui les moyens de mes ambitions. Mais ainsi je l'ai voulu, puisque je le vis. L'absence de résultats, la fin de l'attente me semble encore bien loin.

Tu agis pour qui ? As-tu souvent l'impression que c'est contre ta volonté ?

Finalement, avec toutes les "conneries" (aux dires de ceux qui m'entourent) que j'ai faites, je crois que j'agis conformément à mon chemin de vie. Je ne pourrais pas l'expliquer réellement, il m'est très difficile de mettre des mots sur ce sentiment diffus qui m'anime parfois : comme l'impression que tout fait partie de mon plan, qu'il ne tient qu'à moi d'abandonner le reflet et de devenir le miroir, que tout est là quand je suis sans peur ni culpabilité, sans orgueil ni vanité. Pas facile tous les jours.

As-tu beaucoup d'habitudes, de routines (donne des exemples) ? Te paraissent-elles nécessaires ? A toi ? Aux autres ?

Appeler régulièrement ceux que j'aime, à commencer par mes enfants, aus cas où on me prenne pour un mauvais père, ce que je suis quelque part, aux yeux de la coutume locale.

Travailler à tout prix, c'est le mot, pour survivre, abandonnant ainsi la seule mission qui me porte.

Manger à heures fixes.

Respecter l'humeur des gens.

Garder mes pensées.

Taire mes doutes.

Ne pas sortir de l'image où l'on m'a emprisonné.

Aucune n'est nécessaire, pour moi et pour les autres. Tout ça pour m'éviter les "que dira-t-on de moi ?"…

Te considères-tu comme plutôt libre ? (pas de "ça dépend" !) (sois explicite).

Non, tu viens de le lire au-dessus. Mais ça vient de moi, nul autre ne m'emprisonne que moi, car moi seul suis responsable de ce que je vis, nul autre que moi. A tel point que je suis même responsable, moi aussi, à force de ne rien faire, du chaos qui anéantit le monde.

Te souviens-tu d'une grande peur ? Connais-tu bien la peur ? A quoi sert-elle ?

Le peur ? Le révolté en moi dirait qu'elle sert à nous rendre esclaves, le psychologue dirait qu'elle est reptilienne, puis corticale, bien acquise, travaillée, utilisée pour manipuler. Un autre en moi parlerait d'émotion dévastatrice, de cancer généralisé, de paralysie totale, de mains moites, de sueur, de dents qui claquent. Souvent incontrôlée elle fait partie de ma nature et représente la plus terrible menace de l'humanité, la Mort avec une grand M dans tout ce qu'elle a de plus noir, la Mort sans renaissance.

Penses-tu beaucoup au passé ? A l'avenir ? En quels moments les oublies-tu pour être vraiment dans le présent ?
Grand soupir… Trop rarement. Et pourtant je travaille tous les jours.

Met une note ton bonheur présent entre 1 (très malheureux) et 7 (très heureux). De même pour ton bonheur moyen sur ces dernières années.

Sans réfléchir, …, …, pas 1, pas 7, pas d'extrême, mais pas terrible quand même, ou trop bizarre, trop loin de mon connu, trop dépaysant, je manque d'assises, je n'ai plus de certitudes.

Est-ce que le bonheur vient tout seul ou est-ce qu'il faut lui courir après, le construire ?

Qui sait ? En vivant au présent, il vient comme il vient. En fait, faire du bonheur une quête me semble bien proche de celle du sacré Graal. Comment saurai-je que je suis vraiment heureux quand tant de mes pairs meurent dans d'indicibles souffrances ? Et puis le bonheur réside-t-il vraiment dans cette société que l'on m'impose ? Où les pauvres sont légions, les conflits si nombreux, la bêtise si flagrante ? Quel bonheur ? Qu'est-ce que c'est le bonheur aujourd'hui ? Quelle image m'en donne-t-on ? Des rasoirs à trois lames, des lingettes intimes, une maison avec piscine au fond d'une résidence pleine d'impasse ? Une Peugeot qui réveille le fauve en moi, une semaine en Thaïlande ? Une cassette porno ? Un pétard tous les soirs pour mieux oublier que 80% de la planète se meurt ?

Manques-tu de quelque chose ? Cite un truc superflu dans ta vie. Voudrais-tu le supprimer ?

J'ai déjà tout supprimé sauf l'ordinateur et le pétard. Cette question me concerne de moins en moins et c'est une très bonne chose.

Que voudrais-tu changer en toi ? Y travailles-tu ? Comment ?

Le sujet est si vaste, Francesco. J'y travaille tous les jours par l'écriture. Cette obsession qui m'a causé bien des déboires m'a aussi appris à observer, et plus j'observe plus je le trouve. Quoi ? L'amour, tout simplement, un sentiment, quelque soit le nom qu'on lui donne, qui fait de l'humain ordinaire un sur-homme, un éveillé, un grand sage. A force de le chercher, je le trouve de plus en plus vite. Parfois ça fait mal, parfois beaucoup de bien, en tout cas plus personne ne croise ma route sans que je le remercie, même après-coup.

Ha oui, je n'ai pas répondu à la première partie, ce que je voudrai changer en moi : toutes mes valeurs. Etant humain j'en acquérais forcément de nouvelles, mais, à mon humble avis, elles seront toujours meilleures que les anciennes.

Y-a-t-il en toi quelque chose qui ne changera jamais?

Non. On a le temps de changer quand on a l'éternité. Un jour je serai poussière, mes atomes seront éparpillés, et pourtant je serai encore, participant du grand Tout.

Qu'aimerais-tu être si tu le pouvais ? En es-tu sûr ? Si oui, es-tu sûr que tu ne le peux pas ?

Ecrivain qui publie suffisamment pour bouffer. Et donc, continuer à écrire. Oui, j'en suis sûr. Et je suis sûr que je le peux, si j'en fais moins un objectif à tout prix.

Quels sentiments éprouves-tu envers toi-même ? Amour, respect, confiance, haine, dégoût, rien du tout ? Trouves-tu ça bien ?

Après des milliers de pages sur moi, étant, tu le conçois, mon meilleur sujet d'analyse, mes sentiments à mon égard sont aujourd'hui mitigés. A chaque chose son contraire, je les ai tous, c'est donc le juste milieu que je cherche.

T'arrive-t-il de parler bien ou mal de toi? Pourquoi le fais-tu?

Non.

Est-ce que le temps passe toujours vite pour toi ?

Oui. Je vis avec la cruelle sensation de ne pas avoir le temps de faire tout ce que je dois. Pour qui, pour quoi, aucune idée et je me demande même s'il est bon d'en avoir une. Je m'investis dans la matière pour éviter de me penser poussière.

Que voudrais-tu apprendre à faire ? A connaître ?

A devenir adulte. Tout.

Veux-tu des enfants ? Si oui, pourquoi ? Comment te vois-tu les élever ? Que garderais-tu de ta propre éducation, que voudrais-tu éviter au contraire ?

J'en ai. Pas été brillant. Mauvais modèle.       

Donne une résolution pour l'avenir.

?… La paix.

Imagine une manière d'améliorer ton quotidien, ton boulot…
Ne plus me prendre la tête.

Comment va le monde ?

Une seule question à la fois.

Mal, tu le sais, il faudrait être fou, je sais, il y en a, pour dire que tout se passe bien. Mais ce "mal" n'est-il pas aussi un bien ? Malgré toute ma réticence et ma peur à le dire, la souffrance est un moyen d'apprentissage, j'en frissonne de l'écrire. Et pourtant tel est mon constat. Le monde va mal, oui, très mal, et nos gouvernants ne font rien pour arranger les choses. Des sectes fanatiques pullulent dans le cercle du nouvel ordre mondial qu'impose les Etats Unis, Illuminatis, les pires; Bilderberg, pas mieux, Skulls, le bras armé. Mais j'y suis pour quelque chose. Le monde va horriblement mal, il ne voit pas sa fin se rapprocher à grand pas, oublie ses propres enfants, mais le monde c'est chacun de nous, aussi petit soyons-nous. Le mal qui règne à l'extérieur règne à l'intérieur, telle est la loi. Alors si le monde va mal, c'est que je vais mal. Ce qui se passe à l'intérieur est projeté à l'extérieur. Bref.

Que voudrais-tu changer ?

Moi. Car tout commence là. Abandonner mes désirs, oublier mes attentes, libérer mes barrières, rompre mes entraves, désosser ma vie, désincruster mon âme, participer de la vie comme de l'esprit en toute harmonie, sans me poser de questions. J'aimerais être un nouveau moi, mon "Soi", en bref, tout. Tout en restant pour moi pour aider l'autre, à mon rythme et à ma mesure, car si je vais mieux, alors, autour de moi, tous iront bien.

Qu'est-ce qui va changer les choses, sauver le monde, la science, l'homme, la providence ?

Moi. Toi. Chacun d'entre nous en changeant le cours de nos pensées. Il y a aujourd'hui de nombreux sacrifices et beaucoup périssent d'avoir voulu sauver le monde. Que puis-je faire à ma mesure, moi qui ait si peur de mourir ?…

Que voudrais-tu changer en tes amis ? tes voisins ? ta famille ?

Finalement de moins en moins de choses car ils sont tels que je devais les rencontrer. Si tout va bien en moi, ils vont bien aussi.

Que leur souhaites-tu ?

D'ouvrir les yeux. De ne plus se laisser manipuler par le pouvoir en place, de regarder juste ce qu'il y a autour de soi, d'aider à côté, quand il le faut, au lieu de se donner bonne conscience en se lamentant des heures durant sur les enfants qui meurent sous les bombes.

Qu'est-ce qui est important dans le comportement des hommes (au sens moral) ?

Francesco, je fatigue… L'honneteté du coeur, l'humilité active, le partage sans attente, la totale responsabilité de ses actes, la conscience en sa grandeur dans l'ordre des choses, la confiance en eux, le don à bon escient.

Y a-t-il des obligations morales ?

La préservation de Toute vie.

Peut-on être utile au monde et comment ?

En écrivant, en transmettant, en enseignant, en cultivant, en observant la nature, en voyant derrière le miroir, en étant partie et la somme du tout.

Es-tu croyant (en un sens un peu spirituel-religieux : un être supérieur, un "sens" des choses, la vie) ?

Il faudrait que tu travailles cette question. Je ne sais pas pourquoi mais elle a évoqué plein de questions en moi que je viens d'effacer. Il faudrait d'abord donner ta définition du spirituel et du religieux. De prime abord je l'ai perçu comme péjorative, comme si tu les dévaluais. Hors les deux cohabitent en nous car l'homme est religieux de nature et spirituel en essence. Mais peut-être ces mots ont-ils été si galvaudés que je ne sais plus comment les prendre. D'après tout ce que j'ai lu de toi, tu es éclairé. Alors tu dois parler d'un spirituel-religieux bien au delà de la valeur que l'on donne d'ordinaire à ces deux mots. Mais, au cas où, quand même : au sens religieux actuel : NON. Au sens ésotérique éternel : OUI. Bon sang, OUI ! Je ne peux pas te dire si c'est une essence, une vapeur, un être barbu, un hyppy basané, avec de grandes ailes et des yeux partout, pour mieux t'épier, etc, etc. Il ne s'appelle pas Jésus, porte le nom de tous, partout sa signature, partout un bout de lui, ou d'elle, les deux réunis, la pierre philosophale !!! Putain, OUI j'y crois ! Il y a tant de choses qui me dépassent et qui sont d'autres réalités tout aussi réelles que la mienne ! A en perdre le Nord. Il y a tant de choses que je ne sais pas, je suis si petit à l'échelle du Temps… Je crois, oui, qu'il n'y a pas d'actes inutiles, même le pire, c'est bien le pire. Ni innocent ni victime, l'humanité est un seul corps et toutes ses parties servent l'ensemble. Le hasard n'est que la manifestation de nos créations inconscientes. Et quelque part il y en a qui savent, que je ne peux voir, que je ne devine pas, une infinité de vies qui participent toutes à un seul ensemble, comme moi, si minuscule je suis : la Création. Mais si je dis tout ça, on me prendra pour un fou. Je crois, oui, de façon indéfectible, et j'écris pour lui, elle, eux, nous.

Si oui, observes-tu des pratiques ?

Aucune.

A quoi te servent-elles ?

A rien.

Si tu n'est pas croyant, en quoi crois-tu ? En l'absence de l'âme et au déterminisme du monde, au libre arbitre de l'homme ? en une idéologie ?

Je t'ai répondu plus haut.

Que penses-tu de la solitude (au-delà de quelques moments choisis) ? A quoi servent les autres ?
A Soi.

Donne ta définition de l'amour.

?… ?… L'énergie. L'essence. Le Grand Tout. L'eau, la terre, l'air, le feu, l'éther. Un sacré chemin pour de sacrés vies.

Celui-ci est-il possible ?

Oui.

Fréquent ?

Aucune contre-indication.

Y a-t-il beaucoup de monde susceptible d'être aimé ?

Puis-je te retourner la question ?

Que penses-tu de ce questionnaire ?

Il est bizarre. Quel est le but de ta lecture ?…

Quelles questions te paraissent intéressantes ?

Toutes en soi.

Quelles questions te paraissent bêtes ?

Je ne vois pas. Elles sont bien où il faut.

Quelles questions rajouterais ou supprimerais-tu ?

Peut-être ces quelques dernières beaucoup trop vastes. Peut-être ramener un peu plus la fin vers celui qui répond, lui, en son intimité, rester proche. L'amour remplit des bibliothèques et fait tourner le monde, quoiqu'on en dise. Vouloir donner sa définition c'est croire que les mots pourront un jour traduire toute la profondeur d'un état qui ne peut que se ressentir.

Changerais-tu l'ordre des questions ?
Non. Enfin presque… En tout cas, bravo Francesco, un sacré travail.

                 

SI TU ES ARRIVE JUSQU'ICI, POSE TOI CES QUESTIONS. TU VERRAS, ON SE SENT TOUT DE SUITE MIEUX.

par Christian Pélier, Questionnaire de Francesco Colonna publié dans : Journal intime
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