Qui je suis ?

Publié le par Chris

     Il est étonnant de voir mon tout premier article réapparaître soudainement... Est-ce là la fin d'un cycle ? Vais-je enfin passer dans une autre boucle grâce à Lucifer ?...

Depuis, bien des choses me sont arrivées. Je me suis par exemple donné le droit d'être faible, lâche, misérable, médiocre, fatigué, déprimé, dépendant et fragile. De vouloir et de ne plus, d'hésiter, de ne pas savoir, de croire que je sais, d'être en haut, tout en haut, et en bas, si bas.

Je me suis donné le droit de croire que les papillons viennent m'encourager, que le vent calme mes pensées, que la vie sait ce qu'elle me veut et me le dit à tout instant, à moi de décoder. Je me suis donné le droit de me tromper, de ne pas être infaillible, de ne pas reconnaître mes erreurs, de résister, de me cabrer et de ruer plein de rage meurtrière. De me sentir pris au piège, et plein d'autres choses aussi lourdes à porter, comme de ne pas m'accepter ni me pardonner, de ne pas m'aimer assez, encore, et de n'avoir pas su aimer, forcément.

Depuis, je sais que je fais ce qui doit être fait pour m'aimer chaque jour davantage car il n'y a pas d'autre chemin : tout commence par soi. Je sais aussi que tout est façon de voir et qu'il y a autant de vérités qu'il y a d'êtres humains, que nous sommes tous entièrement responsables de nos destins, lourd fardeau qu'une liberté qui nous laisse même le choix de notre propre mort.

Petit à petit j'ai compris la vanité stérile de bien de mes actions, l'orgueil qui m'anime, la profondeur de mes peurs, mes façons de me justifier, ma crainte de ne pas avoir raison, mes difficultés à donner sans attentes, à aimer mon reflet dans ma glace. J'ai accepté de ne pas être aussi parfait que je le voudrai et de le vouloir encore dans toutes mes imperfections. J'ai compris le poids de ma culpabilité dans cette vie et tant d'autres que je ne connais plus. Et j'ai accepté mon besoin vital d'être aimé... Car tout est là.

En ouvrant les yeux sur mes frères et soeurs de route, concentré sur leurs blessures qui appelaient des soins, comme autant de miroirs des miennes, j'ai enfin pu constater, et accepter, combien le manque d'amour nous pousse à ne pas être nous-mêmes. Tout est question d'amour sur notre terre, quelle que soit la façon de l'exprimer, que ce soit par la caresse ou par le cri.

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Publié dans Journal intime

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C
WOAW !!! Tu sais, en écrivant ça, j'avais honte... Honte de ne parler que de moi, de livrer ainsi mes errances dans un indescriptible désordre, je sais que tu comprends ce que je veux dire. Merci David ! WOAW !!! Quelle belle journée !
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F
Subjugué Chris.... Je ne sais que répondre, qu'exhalter de cette délivrance que tu nous offres ici. N'est-ce pas celle-là, l'inspiration que tu cherchais, celle dont tu manquais hier encore ?<br /> La conscience de tes failles, de tes doutes, voir de tes peurs, tout cela participera à ce que tu peux délivrer de meilleur, de sublime... C'est aux travers de tes doutes que le lecteur-admirateur trouvera ses propres réponses, au parcours de tes failles qu'il comblera ses manques, pansera ses plaies, au détour de tes peurs qu'il agémentera ses assurances.<br /> Je suis face au dilemme de tes évidences cher Frère, la peur de trop en faire, de trop en dire, quand, émerveillé, je lis tes articles, et que la subjectivité prend le dessus de mes commentaires.<br /> Je voudrais maîtriser mes émotions, et puis non, tu m'inspires beaucoup d'amour, non pas de l'amour qui lie les êtres, toi et moi, juste l'amour universel, l'amour qui lie les peuples, les âmes, celui dont tu évoques les formes si multiples, les déraisons, les consciences.<br /> Continue, cours, repose-toi, mais continue, je suis là, d'autres aussi...<br />
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