Aller à la cause
Bon. On respire un grand coup. On expire (MM adorera ça). On ne se pose pas de question sur les tenants et aboutissants, on écoute simplement l'écho en nous et on dit un grand merci pour le cadeau !... Il s'agit, au moyen d'un protocole maintes fois validé (pour les crédules), de remonter à la cause de nos malaises et maladies.
Prenez une feuille et notez avec la plus profonde sincérité, sans rien omettre ni déguiser (l'ego adore biaiser), tout ce qui vous passe par la tête. Il est évident que ce serait plus facile si je vous avais en face de moi mais vous pourrez toujours venir me voir à Nant, on s'occupera à plusieurs de votre cas, et vous vous appellerez Orangina tellement on vous aura décollé la pulpe du fond. Mais, d'ici là vous devriez quand même pouvoir avancer un peu et mettre le doigt sur deux ou trois petites choses que vous ne soupçonniez pas. Bref, voilà comment il faut s'y prendre :
Comment décrirais-tu ton malaise ou ta maladie ?
Que ressens-tu ?
Quand est-ce que ça a débuté ?
Avant de te sentir mal, y a-t-il eu quelqu'un ou quelque chose qui t'a fait vivre ce que tu viens de décrire ?
Ca t'empêche de faire quoi dans ta vie ? D'avoir quoi ? De dire quoi ?
Ca t'oblige à quoi faire, quoi dire, à avoir quoi, ou pas ?
Ce que tu viens de dire t'empêche d'être quoi ?
Et c'est quoi pour toi "être...", ce que tu viens de dire ?
"Empêche" correspond au besoin de ton être, ce que tu veux vraiment (ou voudrais dans le cas présent, puisque que tu t'empêches de l'avoir, de le dire ou de le faire), car une partie de toi (juste une partie, pas toi tout entier, ne te remets pas en cause dans ton fondement) ne veut pas que tu l'obtiennes par peur de quelque chose.
"Oblige" est à remplacer par "ne... pas". En fait, tu n'as pas envie de faire, dire ou avoir ces choses que tu viens d'écrire sous cette rubrique.
Si tu te donnais le droit d'être... et de faire... que pourrait-il t'arriver de désagréable pour toi ou pour quelqu'un d'autre ?
Là, il ne peut pas y avoir de réponse du genre : " rien, tout serait parfait, génial "... Parce que si tu ne l'as pas ou ne l'es pas (genre heureux, à 100% toi-même, comblé, en forme, à l'aise...) c'est que quelque chose te bloque et il s'agit d'une croyance non bénéfique que ton corps te signale, une peur qui te ronge encore. Si tu n'arrives pas à trouver la réponse, essaie ça :
Qui te jugerait ? De quoi ?
Il est fort probable que tu remontes très vite à ta petite enfance, on y va tous un jour car de nombreuses blessures viennent de là. Beaucoup d'entre nous, sans que nos parents le sachent, ils s'en voudraient d'ailleurs beaucoup car ils pensaient la plupart du temps faire pour notre plus grand bien, parce qu'ils ne savaient pas le mal qu'ils nous faisaient, parce qu'eux-aussi souffraient beaucoup de leur propre enfance (il n'y a pas de méchants, que des souffrants), la plupart d'entre nous, donc, avons refoulé derrière des croyances, protectrices à l'époque, des traumatismes grands et petits qui nous bouffent la vie et le corps tant que nous n'avons pas mis le doigt dessus. Suis-je bien clair ? Le refoulement crée des névroses qui créent des maladies. Si ça vous intéresse, je vous conseille vivement Daco, Jung, Freud, ect... (d'ailleurs se connaître soi-même est à mon avis la priorité nomber one de toute vie). Ces croyances non bénéfiques nous ont protégé, vraiment. Ca vient parfois de très loin, souvent là où on ne l'attendait pas, mais ça fait beaucoup de bien de comprendre à quel point l'esprit nous protège de la souffrance. Confère tous mes articles dans l'Agora.
Reste à conclure, après l'acceptation et le pardon aux êtres qui nous ont fait souffrir (bien malgré eux, ne l'oublions jamais).
Puisqu'aujourd'hui, tu es une grande personne :
Es-tu vraiment convaincu que ce que tu crois aujourd'hui est encore vrai pour toi ?
Si oui, en es-tu aussi convaincu qu'autrefois ?
Si tu veux continuer à croire à la même chose, sois conscient des conséquences...
Voilà. Bien sûr, il faut du temps et du courage car se pencher sur soi, tout seul dans le cas présent, n'est pas une mince affaire. Mais quel que soit le résultat de votre travail, et je suis là pour vous aider, savoir que tout vient de soi est un bon début sur le chemin de la guérison. Je souffrais, et souffre encore, d'une SEP, peu avancé, merci mon dieu, et je vous assure que je ne vais pas tarder à courir. D'ailleurs, la plus belle phrase de Nathalie qand nous nous sommes quittés fut : "Cours, Forrest, cours !".
A vous la balle. Parlez-vous, soyez gentils avec vous, aimez-vous, aimez tout, répétez devant votre glace au moins cinq minutes par jour, "je t'aime Lisouille, je t'aime David", et le reste suivra.
Donnez-vous le droit d'avoir des limites et des faiblesses, de ne pas tout savoir, sachez que vous apprenez tous les jours et que chaque expérience est là pour votre plus grand bien, toujours, en tous lieux, même si vous ne comprenez pas, car il n'en est pas autrement pour votre divinité. Le trésor est à l'intérieur...
