La Mort en question

Publié le par chris

Penser à ma mort n’est pas tâche facile, mais je ne suis pas né pour ne jamais mourir. C’est ainsi que je suis fait d’un corps qui va pourrir. La conscience de ma mort n’enlève rien à ma vie, bien au contraire, elle lui insuffle un zeste de folie, une pincée d’amertume qui la rend plus belle. Elle me donne le désir d’en faire un peu plus, juste pour ne rien regretter… Peut être sonne-t-elle aussi la fin de toutes mes peurs car l’affronter c’est les éteindre, en bloc. Conscient de ma finitude, ainsi je grandis à l’abri de ma vanité. Vivre en ayant conscience de ma fin est le seul vrai chemin. Il est donc temps de vivre sans éthique ni morale ni lois, sans règles ni coutumes, car je vais mourir demain, tel est mon destin. Ni "je dois" ni "il faut" ni rites ni pratiques, je vais mourir demain ne contient rien de cynique. Désormais seule compte ma loi, car je vais mourir demain, tel est mon destin. Alors je vais vivre chaque jour comme s’il était le dernier, sans barrières, ni contraintes ou limites. Je vais mourir demain et le présent renait, l’envie de tout connaître, de tout réaliser avant le dernier grand voyage. Je renaîs au présent, et je meurs déjà, conscient que le temps me dictait sa loi. Au diable les mots et les rimes, je renais en mourant et rien ne m'arrêtera, jamais.

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Publié dans Journal intime

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