Chronique sur la Synchronicité

Publié le par Jean-François Vézina et CG Jung

" Il nous arrive parfois de rencontrer une coïncidence présentant un caractère mystérieux, nous laissant un sentiment troublant et indéfinissable. Il s'agit d'une sorte de "clin d'oeil" du destin que Jung a appelé synchronicité. On dit alors que la coïncidence est chargée de sens, qu'elle est signifiante. Celle-ci se caractérise également par le fait que le psychisme de la personne est plus impliquée que dans le cas d'une simple coïncidence, et, qu'en outre, la probabilité de sa survenue est plus faible. Nous nous sentons alors prendre une certaine importance dans l'immense univers habituellement indifférent à notre modeste personnage.
(...) Les synchronicités sont ainsi plus susceptibles de se produire en période de tension psychique, alors que la forme symbolique du rêve a échoué. Comme le mentionnait Michel Cazenave, pour faire appel à un symbole extérieur et communiquer un contenu par ce médium, la psyché doit être fortement " perturbée ". Par surcroît, le message doit être très important pour notre développement. La synchronicité vue sous cet angle n’est pas nécessairement toujours " un cadeau magique " comme elle est parfois décrite dans le langage populaire. Encore que la souffrance peut être perçue comme une grâce. Je suis toujours amusé de lire un livre où un article qui mentionne : " Provoquez la synchronicité dans vos vies ! ". En réalité, la synchronicité échappe au contrôle du moi. On ne peut que se rendre disponible aux messages de l’inconscient qui empruntent cette voie. Dans une phase déterminante de notre existence, quelque chose cherche à se dire au moyen de mystérieuses coïncidences, et nous prenons la relève pour l’entendre et le décoder."

              

                    Carl Gustav Jung :
"Je citerai, simplement à titre d'exemple, un cas que j'ai observé. Dans un moment décisif de son traitement, une patiente eut un rêve où elle recevait en cadeau un scarabée d'or. Tandis qu'elle me racontait son rêve, j'étais assis le dos tourné à la fenêtre fermée. Soudain, j'entendis derrière moi un bruit, comme si quelque chose frappait légèrement à la fenêtre. Me retournant, je vis qu'un insecte volant à l'extérieur heurtait la vitre. J'ouvris la fenêtre et attrapai l'insecte en vol. Il offrait avec un scarabée d'or l'analogie la plus proche qu'il soit possible de trouver sous nos latitudes : c'était un scarabéidé de la famille des lamellicornes, hôte ordinaire des rosiers : une cétoine dorée, qui s'était apparemment sentie poussée, à l'encontre de ses habitudes normales, à pénétrer juste à cet instant dans une pièce obscure".

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Publié dans Prof

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A
C\\\'est gentil Grainsdesel d\\\'avoir proposé un petit voyage sur mon blog. J\\\'espère que le voyageur n\\\'aura pas été trop déçu. De mon côté, je suis ravie de découvrir ce blog où je vais revenir pour regarder plus tranquillement les textes.
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C
Très bonne idée mon ami !!! J'vais y aller !
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G
Mon cher Chris, va fair un tour (si ce n'est déjà fait) chez Ariaga, Jung y règne en Dieu...!      http://ariaga.hautetfort.com/
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C
Jung est un Maître ! Un Visionnaire. Je partage ton avis.
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C
j'ai, personnellement, adoré lire Jung: il y a la vie et la sagesse, là dedans... une universalité que Freud n'a pas
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