Précision

Publié le par Christian Pélier

        Un peu plus de douceur… Dans un monde de brutes. Oui. Un tout petit peu plus doux, la terre. Plus doux les gens. Et les éclairs dans nos cieux intérieurs. Plus doux dans nos têtes. Plus doux partout. Que ça nous défrise les neurones…
        Je parlais hier d'un monde qui se meurt (Fin d'un monde). En fait, lui continuera sa course, il a le temps, des milliards d'années encore. Je ne suis qu'une étincelle à la surface de ses ans, une poussière dans l'infini. Mais ce sera sans moi. C'est "mon" monde qui s'en va, pas l'autre, pas le vrai. C'est mon univers de croyances et de caricatures, les bobos de mon ego, les souffrances de mes frères, tout ce qui faisait ma civilisation. Nous sommes allés si loin…
        Bien sûr m'a-t-on dit et répété, il y a partout des gens qui cherchent à changer les choses, dont moi, et toi. Parfois certains même trouvent une voie, un passage sur la lame du rasoir, entre le quotidien vécu et la réalité effacée. Ma vision peut paraître pessimiste ou déprimée. Oui. Et pourtant, non. N'est-elle pas en tout point conforme à ce qui se prépare dans l'ombre de salles obscures que nous ne connaîtrons jamais ? Car il existe aujourd'hui sur cette terre, une poignée d'hommes et de femmes qui s'emploient ardemment à garder le pouvoir sur une majorité d'humains ignorants et manipulés (1984). C'est comme ça. Ils font ce pourquoi ils sont nés. Eux aussi ont leurs rites, leurs croyances et leurs habitudes. Leur mode de pensée les unit, leurs liens familiaux les enchaînent (Comment ça marche ?). Eux aussi. Et si l'on écoute bien, si, faisant le tri du bon grain de l'ivraie, on se tient au courant des vraies informations, si, passant du temps à vérifier les sources (Actu et infos (129)), on parvient à percevoir ce qui se tisse aujourd'hui à notre insu, alors on sait qu'il n'y a aujourd'hui aucune alternative à la chute de notre civilisation (Réquisitoire (âme sensible t'abstenir)). Et de toute façon, si ce n'est par nos folies ce sera par décision de la Terre elle-même, comme il en a déjà été tant et tant de fois. Une nouvelle période glaciaire se prépare…
        Mais nous nous croyons immortels : " après nous, le déluge !". Evitant soigneusement le "pendant". " Non, ce n'est pas vrai ! Ca ne peut pas s'arrêter ainsi ?! " Et l'on me demande pourquoi j'entrevois la fin alors que je suis encore en vie. Parce que j'accepte d'être mortel. Et qu'il est temps de ne plus en avoir peur. C'est ainsi. Je n'y peux rien : tout va disparaître. Et se transformer. Notre civilisation rejoindra celles des Atlantes, Chaldéens, Sumériens, Egyptiens, Grecs, Romains et Incas et sera pour nos successeurs anthropologues et historiens aussi pleine de mystères qu'elles le sont à nos yeux. Ainsi va la vie. Tout simplement. La seule chose qui me dérange dans tout ça, mon dernier regret, c'est que nous avions l'intelligence nécessaire, les moyens techniques et de nombreux cerveaux brillants pour changer les choses. Mais ça, je peux le faire à ma façon...
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Publié dans Journal intime

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C
Nous avions... Oui, tu as raison chère chère Malisan. Et pourtant, j'ai choisi ce temps, façon "adieu", ou dernier au-revoir sur le quai de la gare. Plus question de faire demi-tour. J'accepte ce que me dicte la logique et continue mon bout de chemin en appréciant chaque seconde comme si elle était la dernière. Et tu veux que je te dise : elle l'est. Peut-être est-ce cela le Zen ? Présent et détaché. En prise et à distance. Je ne sais pas. Mais mon chemin passe aujourd'hui par l'acceptation de l'éphémère. Et j'en suis heureux. Plus libre. Oui, nous avions, mais nous aurons encore et encore et pour l'éternité la belle mission d'expérimenter la Vie.
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M
je partage ton entre deux... <br /> étrange de lire "nous avions" à la fin...<br /> nous AVONS...
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