génèse
Ici, le Néant, le Vide Absolu du non manifesté, ici le Chaos d'où tout est issu. L'oeuf originel est toujours fermé et l'être est indéterminé, il est le Non-Être. Les idées potentielles existent de façon virtuelle n'attendant qu'une intervention pour sortir de l'absence et surgir dans la création. Ici est l'origine de toutes choses et en même temps la limite à atteindre, le point de départ est aussi le point d'arrivée du grand cycle. Alors la vibration génère le Chant du Verbe qui fait apparaître la Création. Tout commence et 0 x l'infini égale toujours 1. La nuit règne, la terre et les eaux sont sans vie, rien n'est encore séparé. Alors est la lumière ! Porteur d'inédit le jour jaillit de la nuit, c'est la naissance de tout ce qui vit. Un soir + un matin = 2 pour 1 premier jour. Apparaît le ciel, les eaux se séparent et naissent le haut et le bas. Un soir + un matin + un soir + le nouveau matin du deuxième jour. La Terre est devenue majuscule, herbes et arbres fruitiers prospèrent tandis que se couche le soir + un matin + hier soir + un matin + un nouveau soir + un matin qui se lève, le 6 = le troisième jour. Jaillissent les étoiles et le temps, la vitrine s'illumine sous un nouveau soleil et la nuit n'est plus ténèbre, et passe le temps et s'égrènent les heures dans les grands paturages où bouillone l'amibe. 1 soir + 1 matin + un soir + un matin + un soir + un matin + un soir + un matin, font 8 au quatrième jour. Des poissons dans les eaux, les oiseaux sur la terre, tout se met en place pour que débute la grande expérience de la matière, un soir + un matin + un soir + un matin + un soir + un matin + un soir + un matin + un soir et un matin = 10 = l'aube du cinquième jour. Voici venir les personnages, tous différents mais à jamais semblables. L'herbe est aux animaux et les fruits sont aux aux hommes, tout est ordonné car il n'y a pas de pomme. Un soir et un matin + un soir + un matin et un soir + un matin + un soir + un matin + un soir + un matin + un soir + un matin font aujourd'hui 12. Au matin du sixième jour le cycle est bouclé. Et se repose le Verbe dans un grand champ de blé. Ainsi soit-il se dit-il, que soit béni le jour. Un soir + un matin + un soir + un matin + un soir + un matin + un soir + un matin + un soir + un matin + un soir + un matin + un soir + un matin 14 = le repos du septième jour. Victoire !