Vue mer

Publié le par chris StJames ©

A un mètre de moi, pas de vagues, le calme est tout plat. Le soleil me réchauffe. On se croirait au matin d'une belle journée d'été. Au loin des travaux rompent l'harmonie de mon face à face avec les éléments. Le silence dans nos villes est aussi rare que l'amour dans le cœur d'un serial killer. Le petit port est d'un calme olympien. D'où je suis, allongé sur la plage, la mer me paraît toute petite. Une mouette rit aux éclats, deux touristes profitent du paysage grandiose. Sur les hauteurs se profilent à contre-jour les imposants bunkers allemands censés prévenir un débarquement allié. Ils n'ont pas servi à grand chose, sinon à faire aujourd'hui la joie des promeneurs en quête de sensations fortes. Un pointu part à la pêche dans des teuf-teufs poussifs, guidé de main de maître par une femme le gouvernail sous l'aisselle. Tout est idéal pour le lézard que je suis. Au loin le ferry vient d'appareiller pour la Corse, le suit un cargo qui semble voguer au ralenti. Quelques voiliers ont tenté une sortie malgré la faiblesse du vent… Il est quatorze heures trente, je suis au bord de la mer. Il fait chaud. Tout va bien.

 


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Publié dans Journal intime

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