C'est com'ça.

Publié le par chrisStJames

Je vais tout rapatrier ici, un blog ça suffit. Je vais tout mettre ici, travaillés ou impromptus, et vogue le navire. Mais ce n'est pas ça que je voulais écrire. J'ai failli mettre "dire"... Je me souviens d'une citation sur l'écrivain qui disait qu'il fallait avoir une sacrée dose d'outrecuidance pour oser penser que l'on a des trucs à écrire qui pourraient intéresser la planète, de préférence. C'est vrai. Mais quoi que j'en pense, écrire est ma seule passion, et aussi ma folie. J'écris comme on pisse, je ne rêve que de ça, toutes les nuits j'écris en songe des phrases que je sens belle et que je perds le matin, une horreur. J'écris à tire-larigo, sur des cahiers, des carnets, mon pc, mes murs, en voiture, à pied, en train, et en avion, j'écris tout le temps et partout. Et si je n'ai rien pour noter les mots qui se bousculent dans ma tête, sur des pages blanches, j'y tiens, je suis aussi malheureux que madame à la Saint Valentin quand Monsieur n'a pas compris que c'était la bague sertie de rubis qu'elle voulait. C'est vrai qu'il faut avoir un sacré culot pour croire que cela captivera, intéresser est trop faible, un large auditoire de lecteurs, comme une grande et merveilleuse famille qui se retrouverait autour d'un feu de bois. C'est complètement idiot. Mais je ne peux pas m'en passer. Quoi que je dise, quoi que je fasse, je ne peux pas me passer de l'écriture, elle est ma respiration, mon radeau de la Méduse, aussi, ma seule gloire, mon seul travail, ma vocation... J'ai lu beaucoup de choses sur la vocation de l'écrivain, toutes m'ont parlé, tu m'étonnes. C'est comme un torrent que rien ne peut arrêter, hors du contrôle de toute raison. C'est ça qui s'impose en permanence comme une tendre et violente exigence, comme si toute ma vie en dépendait. C'est mon héroïne, ma came précieuse qui me fait exister autant qu'elle me propulse dans des mondes que je ne soupçonnais pas, où règnent dans une lumière souveraine les mots qui sont mes outils. Car je les vénère à la hauteur de l'amour que j'ai pour eux. Les mots me parlent, ils chantent, battent, ils vivent les mots, et nous font vivre. A commencer par moi. Oui, il faut une sacrée dose d'optimisme pour croire que l'on a quelque chose à dire qui mérite d'être lu par toute la planète, genre best-seller. Mais je ne peux pas faire autrement. C'est comme ça. Et j'ai bien du mal à m'y faire moi-même qui ait tant et tant à apprendre encore, et encore, et encore, une éternité n'y suffira pas pour tout connaître de l'infini. Et voilà que je m'envole... Sûr, l'écriture me fascine.
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Publié dans Journal intime

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C
Ben vi Jean Baptiste. Le Verbe et ses deux faces.
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A
Les Mots, nos Maux !
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C
Tu les détestes autant que je les aime... Normal, il faut toujours un opposé. Mais tu écris, et de très belles choses, même dure comme tu sais si bien le faire. Tu les hais mais ils te dépassent, et finissent écrits par ta main. Tu les rejettes autant que je les espère. Et tu les écris jusque sur ta peau. Nous avons le même rapport aux mots exprimé différemment. Je crois que je te comprends.
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A
écrire me revulse, me donne mal au bide, les mots viennent à moi, et je veux pas les garder, j'en veut pas prou qu'il s me lache en paix, je les vomis sur le web, je veux pas les voir, jamais les relire, ou parfois, les mots sont des traites, des lâches, ils figes un instanct d'éternité qui déjà n'existe plus, ils sont fourbes sournoies, ils tuent transpersent déchiquétes la peaux, le seuls moyens que j'ai c'est de les répendrent dans mes caresses sur des peaux qui elles peuvent les transcrire, pas moi c'est au dessus de mes forces les mots.............
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