Sold out
C'est dur d'écrire sur overblog le week-end, ça coince, ça connecte pas à la bd, j'sais même pas ce que c'est, j'peux pas travailler sur mes photos et j'sais même pas si je pourrai publier ce texte. L'imager c'est hors de question. C'est dommage parce que j'avais envie d'un truc, là, tout de suite, j'sais même plus quoi d'ailleurs tellement overblog me gave le dimanche. J'devrais pas râler autant, en semaine ça marche du feu de dieu, le week-end on est nombreux, normal, c'est le temps libre qui devient créateur, mais j'suis un râleur de nature. Pas ronchon, pas mélo, pas méchant ni aigri, juste je râle en dedans quand ça marche pas dehors, comme je veux, forcément. Faut qu'ça bouge, que ça réponde au doigt et à l'oeil, en plus j'ai payé pour, remarque c'est pas le pérou. ... C'est vrai que c'est cher comme destination. Peu de vols, peu de toutous, et chèreté du billet, et du forfait, la boucle est bouclée, sans tourisme de masse pas de rabais. Normal. Je n'ai jamais vendu le Pérou durant toute ma carrière. J'vois à peu près où c'est mais c'est tout. De tête je dirai Lima comme capitale, j'suis très bon au Trivial Poursuite dans les questions de géo. Je vois des indiens genre incas, comme dans tintin, avec des visages coupés au couteau, burinés par le soleil des Andes. Je vois une vie paysanne, une capitale polluée, des altitudes impressionnantes qui font manquer d'air les visiteurs. Je vois des endroits, vaguement, sur des hauteurs, un temple je crois, en ruine bien sûr, construit par un drôle de peuple avide de toucher le ciel. Ben avec ce que j'ai payé ici, il y aurait même pas de quoi allumer les réacteurs du Boeing. ... Ca fait longtemps que je n'ai pas fait de vols continentaux. J'adore le mot. Changer de continent c'est magique. Peu importe où j'allais, changer de continent me suffisait, aller là où je n'aurais jamais cru aller, de l'autre côté de la terre. J'adorais me promener seul dans les rues de mes escales. Je me suis fait de bonnes frayeurs mais je passais peu de temps dans les hôtels, je supportais pas de rester enfermé quand toute une ville était à découvrir. Après les grandes avenues commerçantes et stérilisées, je plongeais sytématiquement dans les petites ruelles, comme je cours sur tous les chemins de l'écriture, afin de voir les gens du coin de près, dans leur contexte, pas apprétés ni occidentalisés. Pas un truc à faire en Jordanie, comprennaient pas à l'époque ce que je faisais là. C'était juste à l'ouverture des frontières. Je me souviens être passé sous des arcades dévisagé avec de grands yeux ahuris par des femmes voilées et des enfants au teint mat. C'était m'a-t-on dit à cause de la couleur de mes yeux, le bleu était inconnu dans le pays... C'est beau une ville la nuit, c'est vrai, c'est grand, ça sent pas pareil, ça grouille pas pareil, ça file des sensations pas possibles, c'est aussi cru, plus sexe, la nuit tout devient possible. Les rues chaudes de Bangkok, Bourbon Street pendant le Carnaval, la Gay Pride de San Francisco, faut faire ça de nuit pour mieux voir le spectacle. Sous les projecteurs, la vie change de couleurs, et la nuit est propice à l'assouvissement des instincts. C'est la Lune qui nous gouverne. ... Bref. ... J'viens d'essayer de le poster, ça a pas marché. Arhg !
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