Clic-clac dans ma baraque...

Publié le par chrisStJames

L'avantage d'être seul c'est que personne ne peut me faire chier. C'est bien le seul. Pas que je regrette, quoique, d'avoir fait le choix, mais je ne vois pas d'autres avantages à rester seul, qu'écrire. Qu'on m'en prive sous prétexte de communiquer me ferait chier des pendules. Ca a du mal à passer. En fait, y a que ça qui me retient, j'arrive pas à combiner les deux. Quand j'aurai résolu le problème, ma belle arrivera aussi sûr que deux et deux font quatre, mais pour l'instant j'en veux pas, je vois que les mauvais côtés. Faut avouer que j'ai eu une vie animée côté femmes, je mets d'entrée un s. J'suis pas un tombeur, j'aime pas le changement en plus, en matière de nana, mais j'ai du en changer plusieurs fois, à chaque fois y avait un truc qui coinçait. La première m'a planté quand j'étais de l'autre côté de la terre, à bosser pour la patrie, pratique, avec le décalage horaire elle a préféré m'écrire pour m'annoncer la bonne nouvelle. Heureusement que j'étais pas en manoeuvre, j'aurais fait un connerie. Dire que je lui avais fait l'amour sept fois dans la nuit avant de partir occuper les colonies. Elle a pas supporté la distance, ou la nuit, Pan-pan venait de frapper pour la première fois. La deuxième n'a pas compris que j'étais l'homme de sa vie, elle m'a préféré son mari colombien, qui couchait pendant ce temps avec celle qui devait devenir ma femme, après que le couple légitime se soit barré là-bas nous laissant face à face dans une grande maison bien vide. Avec plein de chambres. Et nos amours envolés, qui nous ont unis devant monsieur le Maire. Pas question d'église avec elle, et je lui donne raison. La vie suffisait à nous marier. Qu'elle était belle... Elle me voulait tout le temps à la maison, bucolique la fille, j'ai ouvert un restaurant, elle a pas aimé le trafic. On ouvrait midi et soir et fallait aller chercher du poisson frais tous les matins au marché-gare, cinq heures du mat, bonjour les frissons, j'claquais vraiment des dents. Elle me voyait plus, ni ma fille, j'dormais pas bésef, on buvait beaucoup, elle m'a posé plusieurs ultimatums, j'ai jamais rien compris. On s'est quitté en moyen terme, mais on sait où on est tous les deux, notre fille s'en charge. La sixième n'a pas voulu me suivre aux States, pas parce que j'en avais déjà trouvé une autre, argh !, non, même si ça a joué un peu bien sûr, j'm'en veux encore. Comme une dernière chance, je lui ai proposé que nous partions tous les deux fonder une entreprise à San Francisco, j'espérais qu'elle dirait oui, qu'on pourrait tout effacer et repartir de plus belle, c'est une femme si chouette. Je comprends son refus de me suivre, bien sûr, elle a eu raison, mais je continue à croire que nous aurions pu. Ce fut donc la sixième ex-aequo qui partit avec moi aux Etats-Unis. Probablement mon septième plus grand amour jusqu'à ce jour. Là, je peux dire en toute conscience que je lui en ai fait voir de toutes les couleurs, oui, je peux me dire pour une fois que j'ai vraiment fait le con, à fond, gravier... J'en reviens pas. Je sens que je suis encore en colère contre moi. Mes circonstances atténuantes sont que mon père se mourrait, que je ne voyais plus mes enfants, qu'elle n'aimait pas, qu'elle m'éloignait de tout mon passé pour m'avoir en exclusivité, rien qu'à elle. Mais c'était rien tout ça quand on la voyait. Il émanait de cette fille une force incommensurable, qui m'a fait beaucoup de bien et propulsé tout en haut de l'échelle. Sans elle, j'aurai fait moins bien, c'est sûr, et moins vite, c'est clair. Et paf again. A cause de moi. Patatras, je peux rajouter devant l'ampleur des dégats de notre séparation, en ce qui me concerne. J'crois pas que ça l'a touchée tant que ça notre rupture. J'en suis presque persuadé. Elle m'aimait, j'en suis sûr, mais peut-être pas autant que moi. C'est difficile à dire, comme le sentiment qu'elle a joué de moi, de la position que j'occupais, pour réaliser son rêve ultime, habiter aux Etats-Unis. Elle y est toujours d'ailleurs. Quand j'ai voulu rentrer en France elle m'a suivi, mais c'est là que tout a commencé, et elle est repartie. Je lui reprenais son rêve. Je comprends. J'en ai bavé... La huitième était jeune et belle, elle a payé pour l'autre. Arrive sur ses entrefaites une star déchue du cinéma érotique, j'avais jamais essayé, je me suis fait plumer... Les femmes que j'ai cité ici ont toutes compté pour moi. Toutes m'ont appris et je n'oublierai jamais l'une d'entre elle jusqu'à ma mort, et peut-être après, ceux qui me connaissent savent mon opinion à ce sujet. On s'est rencontré, puis on s'est parlé, on s'est retrouvé puis on s'est aimé, on a bien vécu, on s'est déchiré, on s'est séparé, non tu es partie. Ainsi va la vie sur la planète Terre. Bye-bye les filles, j'vous aime bien. Retour à ma solitude, j'ai pas tout digéré.
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Publié dans Journal intime

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C
6 ???????????? Mais quelle horreur !!!! Parait qu'il en faut qu'un ?
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F
hé ben, si ça c\\\'est pas du vécu, je me demande bien ce que c\\\'est !<br /> mais tu fais chier l\\\'ami, par ce que instinctivement je fais mes comptes de mon côtés, et ... waouuuu !! ba j\\\'en ai pas aimé autant ! et ça fait 6 au total , ben quand même hein !! ça fait dis donc, j\\\'pensais pas !!!<br /> bon allez m\\\'en vais revisiter mes vieux souvenirs moi !!
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