Sur les sentiers (blog Liberté)
En même temps j'en profite pour valider mes choix. Là, j'ai décidé d'écrire, pas de faire autre chose, mais cet autre chose m'attire bien aussi. Pourtant c'est à l'écriture que je m'astreins. Et voilà, comme si c'était un boulot, remarque ça l'est, aussi, mais j'aime tellement ça que je n'arrive pas à le croire. Je le vois bien dans l'effort fourni, en permanence, il s'agit d'un vrai taf, auquel il faut, je dois passer du temps, comme l'étudiant aux Beaux-Arts je dois apprendre mon Art, en connaître toutes les techniques pour acquérir de la maîtrise et comprendre les leçons de mes pairs. Mais de l'autre côté, je dois être naturel, spontané, sincère et profond. Et ce fond dans lequel je puise mes idées et toute ma prose doit être fort, car je n'écris pas pour les gares. ... Je crois que je me mets bougrement la pression. J'oscille trop de la magnificente beauté de l'Ecriture au ridicule petit être que je suis qui a tant besoin d'apprendre. J'ai trop conscience du talent de mes maîtres, ils me bouffent. Les avoir comme référence pèse beaucoup sur mes mots. Vouloir leur admiration n'est pas le bon chemin. De personne d'ailleurs. Est-ce que je m'autosuffis ? Est-ce que je m'aime sans le regard de l'autre ?... J'étais parti m'entraîner et me voilà au pied d'une question indiciblement compliquée à laquelle je ne peux malheureusement répondre d'un oui affirmatif, je le vois bien... Ca résiste en moi, ça épluche la question.
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