Il sera exactement
En parlant d'envol, puisque je ne suis plus occupé si j'en profitais pour prendre le mien ? D'abord je pose cette foutue horloge dans ma tête. Elle est là tout le temps. J'entends en moi le temps qui passe, souvent plutôt celui qui me rapproche de la prochaîne obligation, du temps que je devrais, conditionnons, consacrer à autre chose qu'à parfaire ma plume qu'a tendance à vite se froisser, la preuve là j'ai du mal à aligner les mots. Hallucinant comme il va vite ! Ce qui me donne l'impression de ne jamais avoir le temps. Je vis pressé et volette d'une tache à l'autre avec des pénibles qui m'emmerdent prodigieusement, lourdes au point d'en écraser les belles, à moins que les belles ne le soient tant que je ne les vois pas ? A poursuivre comme un rêve inaccessible. Le rêve d'un simple petit bonhomme pas plus grand que les autres, pas un génie, un homme tout simple qui ne se prend pas pour un donneur de leçon et encore moins un maître, la célébrité affecte bien des cerveaux, qui fuit comme la peste tous les dicteurs de dogmes et de doctrines si dérisoires et tellement futiles au regard de notre vraie dimension, le rêve d'écrire. De ne faire que ça, rien que ça... Est-ce un rêve inaccessible sur cette terre ? Qu'est-ce qui bloque ainsi ma destinée ? Qui m'empêche de vivre comme je le veux ? Sinon moi ?... Et sur tous mes paysages trône cette fameuse horloge qui me rappelle à quel point la vie est courte, j'ai si peu de temps avant le dernier tour du cadran... Alors je dois aller vite, courir vers mon rêve, forcer les choses, travailler sans fin, pressé par le temps qui passe à toute vitesse, qui s'accélère à mesure que je vieillis. Je suis pris dans une boucle dont il est temps de sortir. Car de tous les temps le seul que je vis c'est le présent.
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