Ouille !!!!
J'ai mal aux dents, un mal de chien. Et il faudra que je patiente jusqu'à lundi, est-ce que je vais tenir ? La douleur est là, au creux de ce trou que j'aurais du soigner plus tôt, comme d'habitude. Il faut que j'assume, c'est de ma faute. Ca part de la bouche pour monter dans la tête et redescendre dans le cou, tétanisant des muscles que je ne connaissais pas. Je la sens, je l'attends, entre deux accalmies de plus en plus courtes. Je ne sais plus comment me mettre, à quoi penser pour oublier que j'ai vraiment foutrement mal. Est-ce que ça pourrit à l'intérieur ? Contre quoi je me défends ? Et vue de plus haut, qu'est-ce que je me dis dans mon mal aux dents ?... Pourquoi je vis cette expérience, comment la transcender ? Quelle leçon en tirer, à part d'avoir moins peur du dentiste ?... Argh !!! J'ai l'impression que la douleur suit les battements de mon sang, si je pouvais arrêter mon coeur j'aurais certainement moins mal. Logique. Mais trop définitif. Penser à autre chose ? Ecrire ? Pas évident. Là, je tape mais le corps torturé, tous les sens abimés par la souffrance de ma gencive, dedans, jusque dans la machoire, pas vraiment encore insupportable, pas à pleurer, mais pas loin. Prendre du recul de la distance ? Où ?! La douleur est bien là, rien ne la fait reculer. Me dire que lundi c'est fini ?, qu'il ait de la place ou pas ?, je suis une urgence, c'est un fait, peut-être même le plus porteur de promesse de guérison, de la joie paradisiaque de n'avoir plus mal et d'en être aussi le responsable...
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