Sous ma calotte !
Il ya de quoi écrire, une horloge, et un cul. Et c'est pas évident à gérer. L'horloge me rappelle combien mon temps est court, furieusement depuis que j'ai dépassé la quarantaine, mes outils que j'ai choisi un métier bien compliqué et le cul que je suis tout seul. Pas que ça me dérange outre-mesure, on s'y fait, en plus j'écris, ça n'est pas compatible. Pas encore trouvé la nana qui puisse le comprendre. Si, une, mais ça n'a pas duré. Qu'est-ce qu'on se ressemblait...
Elle écrivait comme une dingue, et baisait comme une furie. Entre deux tours de piste, elle rêvait d'être écrivain, jour et nuit. C'était son obsession, une idée fixe qui ne la quittait jamais. Elle avait un joli style, mais à l'époque j'étais au-dessus de ça, businessman surbooké je n'avais pas le temps de m'amuser. Je n'ai compris la force de sa vocation qu'après l'avoir découverte moi-même.
Normal, difficile de concevoir la puissance des mots. Ils font notre monde et nous les prenons bien souvent par-dessus la jambe. Les mots négatifs nous plongent dans des abimes de détresse, les beaux nous portent aux nues. Nous en répétons certains, inconscients de leur pouvoir sur la matière, et en reccueillons les fruits pas toujours très murs.
Elle cherchait l'orgasme dans ses phrases, et le trouvait, malgré toute mon indifférence. Elle voulait égaler les grands, sûre de son choix. On avait même commencé à écrire un roman à quatre mains, un des rêves que je caresse maintenant à mon tour, comme si ma voix ne me suffisait pas, des mains qui aident, relancent, surprennent, de l'inconnu dans mes mots à moi. Mais j'ai très vite abandonné. Pas mon truc.
Je ne sais pas si elle écrit encore, je l'espère. Si tu te reconnais dans ces mots, ma belle, oui, je t'ai aimée.
Elle écrivait comme une dingue, et baisait comme une furie. Entre deux tours de piste, elle rêvait d'être écrivain, jour et nuit. C'était son obsession, une idée fixe qui ne la quittait jamais. Elle avait un joli style, mais à l'époque j'étais au-dessus de ça, businessman surbooké je n'avais pas le temps de m'amuser. Je n'ai compris la force de sa vocation qu'après l'avoir découverte moi-même.
Normal, difficile de concevoir la puissance des mots. Ils font notre monde et nous les prenons bien souvent par-dessus la jambe. Les mots négatifs nous plongent dans des abimes de détresse, les beaux nous portent aux nues. Nous en répétons certains, inconscients de leur pouvoir sur la matière, et en reccueillons les fruits pas toujours très murs.
Elle cherchait l'orgasme dans ses phrases, et le trouvait, malgré toute mon indifférence. Elle voulait égaler les grands, sûre de son choix. On avait même commencé à écrire un roman à quatre mains, un des rêves que je caresse maintenant à mon tour, comme si ma voix ne me suffisait pas, des mains qui aident, relancent, surprennent, de l'inconnu dans mes mots à moi. Mais j'ai très vite abandonné. Pas mon truc.
Je ne sais pas si elle écrit encore, je l'espère. Si tu te reconnais dans ces mots, ma belle, oui, je t'ai aimée.
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