Des mots pour le dire

Publié le par chris StJames

Mais poursuivons la découverte.

La SEP est donc une maladie chronique, incurable et handicapante : on n'en meurt pas, chouette, mais on n'en guérit pas, beurk. On se paralyse c'est tout, ou presque. En tout cas c'est lentement, à tout petit feu…

Chronique : " se dit des maladies qui ont perdu leur caractère aigu et durent longtemps, ou qui s'installent définitivement. "

Aucun retour en arrière et de longues longues heures de tortures en prévision à se demander comment sera demain et ce qu'on pourra faire, entretenant par là-même un état dépressif dont la SEP est probablement issue, ou le contraire, va savoir quand le serpent se mord la queue dans un grand cercle vicieux !

Handicap : " épreuve sportive dans laquelle on équilibre les chances de victoire des concurrents en désavantageant les meilleurs, en jouant sur un poids surajouté (les courses de chevaux), le point de départ, etc. Ce qui défavorise, met en position d'infériorité. "

Ai-je été un meilleur que l'on a désavantagé ? Et qui m'a ou me défavorise ? Moi ?… Eux ? Est-ce que je me sens inférieur ? Pourquoi ? Autant de questions dont les réponses peuvent bien m'aider.

Invalide : " empêché par une infirmité de mener une vie normalement active. Soldat que l'âge ou les blessures empêchent de servir. Qui n'a pas les qualités requises par la loi. "

La preuve en étant le chomage endémique et insupportable des personnes atteintes par la SEP et par bien d'autres maladies graves toutes aussi isolantes. Handicapées de la vie, inaptes au travail… dépendantes.

… Dépendance : " Etat d'une personne, d'une chose, qui dépend d'une autre. Rapport qui fait dépendre une chose d'une autre. " " En psychologie, une dépendance affective désigne un besoin général et excessif d’être pris en charge conduisant à un comportement soumis et à une angoisse de séparation. "


Par Francis Delval, http://frd.evolutif.free.fr/Evolutif/ : Analyse transactionnelle : Les positions de vie : " Une position de vie se définit par l’évaluation de nos relations, et s'exprime selon la structure suivante : " Comment je me considère / Comment je considère l'autre (ou les autres) ". Chacune de ces deux évaluations peut être essentiellement positive, elle est alors notée " OK+ " ou essentiellement négative elle est alors notée " OK- " Les positions de vie suivantes peuvent donc être envisagées : OK-/OK- : je suis mauvais et les autres sont mauvais, OK-/OK+ : je suis mauvais et les autres sont "bien", OK+/OK- : je suis "bien" et les autres sont mauvais, OK +/OK + : je suis "bien" et les autres sont "bien".

La première position de vie, OK-/OK-, s’avère d’emblée difficile à vivre : la personne n’a pas d’estime pour elle-même et n’apprécie pas plus autrui, les autres pouvant être considérés comme sans intérêt, sans qualités, éventuellement malveillants voire dangereux. Il n’y a pas d’acceptation de soi ni de l’autre ; la négativité imprègne totalement les relations.

Les deux positions suivantes (OK+/OK- et OK-/OK+) sont plus " ordinaires " dans le principe, posant problème à mesure du déséquilibre entre l’image de soi et celle d’autrui. Situations courantes en effet, si l’on s’aperçoit que l’un des jeux les plus courants que pratique l'être humain dans ses relations repose sur l’un des deux principes suivants : " Ce que je suis, ce que je sais, ce que je possède (...) vaut bien mieux que ce que tu es, ce que tu sais, ce que tu possèdes " (Position de vie OK+/OK-), ou : " Ce que je suis, ce que je sais, ce que je possède (...) vaut bien moins que ce que tu es, ce que tu sais, ce que tu possèdes " (Position de vie OK-/OK+).

Les inconvénients de ces deux positions de vie apparaissent aisément. Dans chacun de ces deux cas, les relations entre humains s’avèrent difficiles, étant chargées d'arrogance et d’orgueil, d’envie ou de honte, selon que l’on se sent supérieur ou inférieur à l’autre. Lorsque la position se veut dominante, l’ego que manifeste une personne irrite automatiquement celui d’autrui, générant du ressentiment, de la colère, des conflits. A contrario, lorsque l’on se sent inférieur à autrui, l’envie, la jalousie ou la honte qui peuvent en résulter engendrent la tristesse, la dépression, parfois l’agressivité.

Reste donc la position la plus favorable : OK+/OK+ : Je suis "bien" et les autres sont "bien", ce qui revient à : Je m'accepte et je m'apprécie tel que je suis / Je t'accepte et je t'apprécie tel que tu es.

Le réalisme et l'équilibre sont ici comme ailleurs nécessaires. Il ne s'agit bien sûr pas de développer une arrogance superflue, ni de considérer naïvement que toute personne est parfaite. Mais plutôt de pratiquer une vision positive, en considérant en priorité les qualités de chacun."


La dépendance affective est le besoin général et excessif d’être pris en charge. Cinq manifestations doivent au moins être présentes afin de parler de personnalité dépendante selon l’Association Américaine de Psychiatrie :

(1) La personne a du mal à prendre des décisions dans la vie courante sans être rassurée par autrui.

(2) La personne a besoin que d’autres assument les responsabilités dans la plupart des domaines importants de sa vie.

(3) La personne a du mal à exprimer un désaccord avec autrui de peur de perdre son soutien ou son approbation.

(4) La personne a du mal à initier des projets ou à faire des choses seule par manque de confiance en son propre jugement ou en ses capacités.

(5) La personne cherche à outrance à obtenir le soutien et l’appui d’autrui au point de faire volontairement des choses désagréables.

(6) La personne se sent mal à l’aise ou impuissante quand elle est seule par crainte exagérée d’être incapable de se débrouiller.

(7) Lorsqu’une relation proche se termine, elle cherche de manière urgente une autre relation qui puisse assumer les soins ou le soutien dont elle a besoin.

(8) La personne est préoccupée de manière irréaliste par la crainte de devoir se débrouiller seule. "

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