Le symbolisme

Publié le par chris StJames

Symbolisme : " Système de symboles destinés à rappeler des faits ou à exprimer des croyances. Mouvement littéraire et artistique de la fin du XIXème siècle, constitué en réaction au naturalisme et à la poésie parnassienne et prônant que la réalité doit être transposée en une image signifiant mystérieusement autre chose que ce qu'elle représente. "

Symboliser : " Représenter par des symboles. Être le symbole de. "

Alors, tout est symbole ! Tout ! Chaque geste peut être symbolique, symboliser. L'Homme vit dans ses symboles, tout le temps, partout ! Le symbole est une langue vivante qui traverse les temps, unit les groupes et fédère les vocations. Il y en a même qui nous unissent tous : la main en avant en signe de salut, la croix, symbole magique utilisé dès la plus haute antiquité. Elle est instrument de torture et symbole de la vie éternelle. Le sang donne bien la vie… La croix, dont la symbolique se rattache à l’arbre de vie, au cosmos et à la totalité du monde, juste deux bouts de lanche croisées, incarne aussi le Messie vertical qui indique le chemin vers l’Esprit horizontal. L'homme se tient debout, les pieds solidement ancrés dans la terre, la tête dans les cieux et les bras étendus dans une attitude ouverte. Et tout se rejoint au centre, en son cœur.


Le symbolisme, sur www.rimbaudhtml.freesurf.fr  : " Passé officiellement dans la langue après 1830, le terme de symbolisme désigne tout système de symboles visant à l'interprétation d'une pensée scientifique ou religieuse difficile à saisir. Pour les symbolistes, l'adoption du terme en 1886 affirme la valeur littéraire du symbole qui permet de saisir une vérité supérieure et abstraite dissimulée derrière la réalité concrète. Le symbolisme naît en réaction contre les certitudes matérialistes et scientifiques du naturalisme, et contre sa prétention à peindre le réel. Après une phase de rupture qu'on appelle le décadentisme, le mouvement affirme ses principes dans un manifeste, publié par Jean Moréas dans Le Figaro du 18 septembre 1886. Il revendique comme aînés Baudelaire, Rimbaud, et surtout Verlaine. Mallarmé en devient le chef de file. "


L’Ecole parnassienne, sur www.rimbaudhtml.freesurf.fr : " Le Parnasse est le nom de la montagne où siègent les dieux de l'inspiration et de l'art (Dionysos, Apollon, les Muses). C'est en toute modestie celui que se donnent les poètes qui rassemblent leurs oeuvres dans les trois recueils collectifs (1866, 1871, 1876) intitulé le Parnasse contemporain. En réaction contre les romantiques et le culte du moi souffrant , ils prétendent cultiver l'émotion, faire appel aux sensations par les ressources techniques de la poésie ; d'où les recherches virtuoses sur les sonorités, le lexique souvent rare et savant, les rimes, les formes fixes. Les grands maîtres du mouvement sont Leconte de Lisle, Théodore de Banville, François Coppée. "


Par J. J. Bachofen, dans un traité sur le symbolisme sépulcral : " Le symbole fait naître le pressentiment ; le langage, lui, ne peut qu'expliquer. Le symbole fait vibrer à la fois toutes les cordes de l'esprit humain, tandis que le langage se trouve obligé de ne s'adresser à la fois qu'à une seule pensée. Le symbole a des ramifications jusque dans les profondeurs les plus intimes de l'âme ; le langage ne fait qu'effleurer la surface de l'entendement. L'un est orienté vers l'intérieur, l'autre vers l'extérieur. Seul le symbole réussit à coordonner un amas d'impressions hétéroclites ; le langage aligne des faits isolés et n'apporte à la conscience que des parcelles qui, pour être exprimées dans leur ensemble, nécessiteraient le concours d'un organe plus complexe. Les mots limitent l'infini ; les symboles conduisent l'esprit par-delà les frontières du fini et du devenir, dans le monde de l'infini et de l'existant. "

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