Réouverture
J'vais un peu changer de ton.
Je suis malade c'est un fait. Mais ce que je pense de la maladie peut être une voie vers la guérison. Je n'ai pas à propos de la sclérose en plaques une vision traditionnelle. Je ne désespère pas d'un sort qui s'acharnerait sur moi, je ne rejette pas la faute sur les autres, la société, ce qu'on bouffe, ce qu'on nous fait respirer, les vaccins qui nous tuent, les amalgames dentaires qui nous rongent de l'intérieur, je ne crois pas en la seule force d'éléments extérieurs. Parce que je suis convaincu que tout vient de l'intérieur, y compris ce qu'il m'a fallu choper, éventuellement, pour développer cette saloperie. La maladie vient bien de moi.
J'évoque fréquemment ma responsabilité pleine et entière à son sujet et j'ai aussi fréquemment l'impression d'être pris pour un fou qui tenterait par la philosophie d'accepter ce qu'il a. Ainsi, je ne dis à personne que je suis aussi convaincu que je peux faire le processus en sens inverse, que j'ai tous les moyens en moi de guérir, ne serait-ce que parce que la myéline qui fait défaut à ma moëlle épinière est capable de se reconstruire, ainsi que le prouvent de toutes récentes découvertes scientifiques. Le corps peut reconstituer de la myéline, je peux donc stopper sa progression, définitivement. Reste que pour rétablir l'équilibre en mon corps, je dois en passer par la tête.
Après trois années de maladie, et de nombreux groupes de paroles, j'ai acquis la conviction que les sclérosés en plaques sont des hypra-émotifs, hyper étant largement dépassé, qui finissent par ne plus supporter le stress qu'ils s'imposent à longueur de temps. A force d'émotions fortes, de coups au coeur en coups de sang, soumis à une énorme pression qu'ils s'infligent inconsciemment le corps se raidit puis se bloque, tension permanente, trop c'est trop. Le premier travail à faire pour avoir une chance de guérir est d'apprendre à gérer ses émotions. Il faut remettre les choses à leur juste place.
C'est ce que je vais faire ici, dans la plus totale sincérité et quelle que soit l'humeur que je traverse.