Run Forrest run !
Quand on a les jambes d'un vieillard de 90 ans alors que l'on n'en a que quarante et des poussières, quand on ne marche pas comme les autres, quand le moindre pas fait mal partout, du bout du pied à la colonne vertébrale qui tente désespérement de rééquilibrer le tout, alors on regarde ce film différemment et le "run Forrest run !" prend une dimension insoupçonnnée par ceux qui courent et dansent et randonnent par monts et par vaux sans savoir le bonheur qu'ils sont en train de vivre... Mais on est tous comme ça. Même moi des fois j'oublie que ça pourrait être pire, c'est pour dire, et je me plains de mon quotidien douloureux sans voir ce qu'il me reste encore possible de faire. Mais là, du coup, j'ai comme envie de dire merci, car je marche encore.
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