CS retourne maison
Aérogare désert, j'aime. Ségolène et Sarko sur grand écran, ça m'occupe, mais oui bof, quoique redoutable la fille. Vol retour impeccable, départ à l'heure, vide, le pied. J'ai pu dormir tout du long sans ressentir l'envie d'aller en fumer une, oublie, mieux vaut arrêter. Arrivée Paris pile à l'heure. J'ai même le temps de sortir en griller une qui fout le vertige tant elle était attendue et direction le Hall 2. On me fait passer en priorité, la canne a du bon. J'arrive en avance. 10h15 dans la bagnole, j'avais prévu trente minutes de plus pour récupérer mon sac, décidément tout est au poil. Pas de supplément à payer pour le parking, la navette arrive quand j'arrive, chariot, la voiture, elle démarre au quart de tour. Peu de trafic, je roule pépère. Arrivée maison, je suis impatient de voir qu'elle est encore entière et que l'on a daigné me laisser mes petites affaires durant mon absence. Je rentre, tout est là, j'allume, je branche, j'ouvre, ça coule.
Me voilà revenu d'une longue balade dans les tropiques, à la découverte d'un continent : mon frère. Que dire ? Nous nous sommes retrouvés, acceptés, compris sans trop de mots, la pudeur a régné sur notre fraternité qui s'est ouverte comme la rose au petit matin, tout doucement. Je me sens plus entier, peut-être même plus fort, je verrai, en tout cas quelque chose a changé en moi. Et j'aime ce faux jumeau sans faux-semblants qui me ressemble tant. Car je sais désormais que nous possédons chacun les qualités de l'autre même si nous avons developpé des talents opposés. Il envoie ses fusées comme j'envoie mes mots, avec autant de sérieux que de passion.
Je vais reprendre ma vie métropolitaine, j'ai cours à 14h00. Après ce périple déroutant, me reste à la vivre comme j'ai vécu ses derniers jours, les yeux ouverts, tout entier occupé à la joyeuse découverte de l'autre, dans un présent chaud et toujours confortable.
Me voilà revenu d'une longue balade dans les tropiques, à la découverte d'un continent : mon frère. Que dire ? Nous nous sommes retrouvés, acceptés, compris sans trop de mots, la pudeur a régné sur notre fraternité qui s'est ouverte comme la rose au petit matin, tout doucement. Je me sens plus entier, peut-être même plus fort, je verrai, en tout cas quelque chose a changé en moi. Et j'aime ce faux jumeau sans faux-semblants qui me ressemble tant. Car je sais désormais que nous possédons chacun les qualités de l'autre même si nous avons developpé des talents opposés. Il envoie ses fusées comme j'envoie mes mots, avec autant de sérieux que de passion.
Je vais reprendre ma vie métropolitaine, j'ai cours à 14h00. Après ce périple déroutant, me reste à la vivre comme j'ai vécu ses derniers jours, les yeux ouverts, tout entier occupé à la joyeuse découverte de l'autre, dans un présent chaud et toujours confortable.
Publicité