Passons...
Bon, voilà, passons, (Edito New Orleans) la vie continue. Ce matin, j'ai pensé à eux, et il est près de 15 heures, temps de songer à autre chose. Aucune catastrophe ne m'empêchera jamais de penser avant tout et d'abord à ma petite personne, qui s'ennuie si souvent au coeur de l'opulence. Penser à la misère qui règne sur ma planète ne me fera pas oublier mon dîner de ce soir, à l'abri, bien au chaud, dans mon appartement douillet où règnent des ustensiles dont j'aurais très bien pu me passer : " un atomixer, du Dunlopillo, une tourniquette et des draps qui chauffent, un pistolet à gaufres, un avion pour deux, mon cire-godasses, mon repasse-limaces, mon tabouret à glace et mon chasse-filous, le ratatine-ordures, et le coupe-friture, l'efface-poussière, le chauffe-savates, le canon à patates, l'éventre-tomates et l'écorche-poulet..." Ils sont tous à moi, je les ai payé et pour rien au monde je ne saurai m'en passer. Surtout quand ça va si mal dehors. Vite, vite, surtout ne plus penser... qu'à moi...
