A main levée...
Spleen
Aube des merveilles envolées, sombre sonorité de mes craintes humaines,
Aube de diamant, éternisée en mon antre des sentiments,
Tremblante de la goutte de rosée, posant une chimérique larme souveraine,
De ce visage, pâlissant de ses passions, je suis la porteuse désespérant.Un à un dévorant ma chair, les tièdes sanglots se fondent à l’aurore,
Eclats de verre, décharnant ma nudité du cœur, siège du trésor,
Valeureux pirate sombre dans la nébuleuse de ses émotions chimériques,
Oubliée princesse déploie sa légèreté près de la corniche des mélancoliques.Ne vois-tu pas là ma tristesse, où es-tu esclave de mon parfum ?
Et qui gonflera mon cœur oppressé, bravant le linceul de mes larmes de vie ?
Il est mort ce fugace éclair d’une envolée, souffle irradiant mon corps étreint
Et qui donnera à cette main la force de tenir le lys, royauté qui fut mon égérie.Et le Temps, blasphème ma peine des obscurités révolues, Ennemi sans silhouette,
La mèche rouge narquoise, l’onyx dissimulant l’humidité, automnale pelletée de vibrations,
Le pirate s’est endormi dans la Folie de ses contes, oubliant ma larme muette,
La Princesse se meurt, suspendue au rêve qui la fit, une nuit Tentation, Obsession.
La Babiche. 10.09.2005
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