Dialogue avec Sophia

Publié le par Chris


 

 

- Qui es-tu ?
- Mon nom est Sophie.
- D’où viens-tu ?
- Je suis partout où l’on a besoin de moi.
- Ha ?
- Et tu as besoin de moi.
- Moi ?
- Oui. Vois-tu quelqu’un d’autre ici ? Pose-moi ta question.
- J’en ai tellement. Tu as toutes les réponses ?
- Sans exception car je me nomme Sophie.
- Tu as d’autres noms ?
- Est-ce ta question ?
- Je n’ai droit qu’à une seule ?
- Que te dicte ta sagesse ?
- … De… Ne pas avoir d’idées préconçues sur qui tu es ?…
- Quel grand sage tu fais. Je m’appelle Sophie, d’autres me nomment Sofia et toute mon essence te fut révélée dans des mots tels que philosophie et théosophie…
- Ami de la sagesse, sagesse de dieu.
- Oui, je suis la Sagesse.
- Le savoir, la connaissance, l’expérience, la vérité ?
- Et l’humilité. Maintenant que tu sais qui je suis, pose-moi ta question.
- Chercher est-il la bonne voie ? Si je ne sais pas ce que je cherche ? Si je ne peux même pas imaginer le début de la réponse ?… Non, je viens de dire une bêtise. Si j’imagine la réponse, je ne fais qu’utiliser mes conditionnements.
- Oui.
- Alors, vais-je trouver ?
- Que cherches-tu ?
- Ce que je cherche ? Mon dieu ! Pardon… Mais oui, c’est lui que je cherche !
- Quel dieu ?
- Un dieu d’amour !
- L’as-tu déjà imaginé ?
- Oui. Mais il est si différent de tout ce qu’on m’a appris.
- Dieu ne rentre pas dans des cases.
- C’est ce que je crois. Non, j’essaie aussi de ne plus croire.
- Sage décision.
- Où est-il ?
- Partout… Devant moi, par exemple, et tu l’as devant toi. Tu le vois en toute création, en tous lieux, animé et inanimé. Il est partout car l’amour est tout.
- Dieu s’appelle Amour ?
- Lorsque tu prononces le mot « dieu », tu subis encore les conditionnements de la race dont tu fais partie. Ton image de dieu n’est qu’une vision anthropomorphique d’un concept infiniment plus simple et, bien entendu, plus compliqué. Plutôt que de discourir d’un dieu fait à l’image de l’homme, préfère philosopher sur son essence même, l’amour, et tu verras que chacune de tes questions trouveront leurs réponses.
- Plus de dieu, juste l’amour.
- Son essence, ton essence et la mienne. Voilà pourquoi il est devant moi et tu l’as devant toi car l’amour est notre énergie, tout le reste n’est que véhicule.
- Simple.
- Et fort compliqué. Que te dicte ta sagesse ?
- Si l’amour est tout, tout est amour.
- Sagement tout.
- Tout est amour, minéraux, végétaux, animaux, êtres conscients incarnés ou éthérés…
- Toute création.
- Et tout est moi.
- Oui car tu es amour. Rien ne te sépare, rien ne te divise.
- Si tout est amour, je pourrai me fondre dans le tout et perdre mon identité ?
- Rien ne se perd.
- Mais si j’aime, comme un dieu, non, comme l’amour sait aimer, alors je me mets à la place de tout, je deviens chaque chose jusqu’à m’oublier, je suis partout en chaque atome de la création que j’aime car il est moi, fait partie de moi et il est tout, comme moi ?
- Tu es et tu n’es pas.
- Je bute.
- Tu es lumière issue de la lumière afin d’expérimenter l’amour. Et tu n’es pas car tu peux à tout moment décider d’expérimenter le tout et t’y fondre, comme la goutte d’eau se fond dans l’océan. Elle est goutte d’eau qui ruisselle sur la roche au gré de la vague qui la porte et l’emporte, elle est aussi l’océan lorsqu’elle retrouve les abysses de son élément.
- Elle est la goutte et l’océan.
- Comme toi. Mais tu disposes de la conscience de ta nature qui te permet de faire l’expérience de qui tu es vraiment. La goutte d’eau ne sait pas encore à quel principe elle participe, toi, oui. Elle ne sait pas quelle est sa place ni son rôle, toi, oui. Elle n’a aucune conscience de qui elle est et pourtant elle est à la base de la création que tu as expérimentée si longtemps. Tu as conscience de ta propre expérience. Voilà le pourquoi de tes questions, tu veux redevenir conscient de ta nature véritable. Imagines-tu mieux le pouvoir dont tu disposes ?
- Oui. Je suis une goutte d’eau consciente qui peut choisir de devenir l’océan.
- Qui ruisselle et se fond, à l’infini et pour l’éternité. Tu participes à la création dans ton individualité et tu es la création dans ton tout. Tu es et tu n’es pas.
- Je crois que je commence à comprendre.
- Ai-je répondu à ta question ?
- Je n’en aurai plus, n’est-ce pas, quand je déciderai d’expérimenter le tout ?
- Et tu en auras lorsque c’est de la séparation que tu reprendras conscience de qui tu es.
- Compliqué.
- Et si simple. Tu es amour, reviens toujours à ton essence.
- Je te reverrai ?
- Je suis en toi désormais.
- Merci Sophie.
- Merci à toi de m’expérimenter.



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Publié dans Dans les étoiles

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