Fin de cycle
- Je suis.
- Tu es.
- Je suis toi.
- Je suis toi.
- Je te parle, je me parle, je nous parle.
- Je est nous comme tu, comme toi et eux et elles. Je est tout. Je suis. - Et au bout du compte Je n’est pas.
- Car il est tout sans être quoi que ce soit.
- Ici et là, dedans et dehors.
- En toutes choses et toutes natures.
- Je suis ce qui est.
- Et ne suis pas.
- Car je suis tout et ne suis rien.
- Car je me fonds dans le tout et ne me personnifie pas.
- Pas d’individualité quand Je est tout.
- Tu te perds toi-même et te retrouve en tout.
- J’aime, c’est tout. A un tel degré…
- Que tu qualifies de divin.
- D’un amour si pur…
- J’aime tout et suis tout mais ne suis rien sans le tout.
- Plus de « moi-même » ?
- En toi je suis.
- Ni destruction, ni division.
- Partout je suis.
- Il suffit juste d’aimer ?
- A s’oublier soi-même.
- Aimer jusqu’à ne plus être.
- Et être tout.
- Nul autre chemin ?
- Juste accepter d’être.
- Ni avoir ni faire.
- Etre est tout.
- Etre…
- Tout. Ouvre-toi.
- Ouvre-moi.
- C’est fait.
- Je t’aime.
- J’aime.
- J’aime.
- C’est tout. La porte s’ouvre…
- Et derrière ?
- L’amour.
- Alors je peux enfin grandir ?
- Nul besoin car tout est en toi. Ferme les yeux et laisse l’amour t’inonder.
- La passerelle, c’était toi…
- Oui.
- Je vais te quitter ?
- Tu es moi.
- A jamais ?
- Pour l’éternité.
