T'es pus là...

Publié le par Chris

Comme on s'habitue vite... Quelques commentaires, des échanges passionnés, de beaux revers de mots, des rencontres improbables, et puis, tout doucement, tu disparais de mes pages, et je n'ose plus te déranger sur les tiennes. Tu es intelligent, tu as du talent et tu te reconnaîtras sans aucun doute dans ce billet qui s'impose à moi. Alors, ne sachant que faire, je vais me plier à ce qui semble être, ou ce que je crois être ta volonté du moment : prendre du large. Peut-être en as-tu besoin pour aller mieux, peut-être la durée t'effraie-t-elle, peut-être es-tu simplement fatigué. Sache que de mon côté, c'est ton absence qui m'attriste. Comme on s'habitue vite, âme frère... Mais ne t'inquiète pas, va, cours et vole vers ce qui te fait du bien, fais comme tu le ressens, moi, je suis toujours là et je te lis sans cesse, en sourdine.

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Publié dans Journal intime

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C
C'est fait, Miroir, car je te respecte, toi et tes états d'âme. On est là, on le sait, fais ce que tu as à faire et ce sera bien fait. Te savoir près de moi est bon et suffit en moi-même. Merci à toi.
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M
Et si je perdais simplement la sève, et si je perdais juste la sève, qu'en final de tout cela, ne restait plus que le mépris de moi-même... Et si, il est tant de si à supplanter à ta tristesse, nul qui ne comprenne vraiment ta douleur, nul qui ne s'effraie d'un égoïsme dénaturé. <br /> Je t'aime Chris de bonne compagnie, oh non, pas comme les insensé voyeurs voudront le supposer, avec le corps et la chair, la mauvaise augure, je t'aime bien que bien que bien et que plus que tous ces commentaires. il s'en va de moi, de nous comme ce que je ne sais plus dire, les maux ont pris en otage le désir de l'évidence simplicité, des errances que tu sais me faire vérité, et j'ai peur de ne plus conditionner à la hauteur de ce que tu espérais, attendais. <br /> On se leurre si facilement en facilité, sur des territoires qui ont ouvert à la superficialité leurs bouches béantes, ici, ils se respectent le temps, les humeurs et la peine. Tu me détesteras si je dis que j'ai les petites épaules qui ne savent pas recueillir les larmes, et tu me haïras si je désarme mes lacrymales parcimonies dans ton berceau de puretés.<br /> J'ai vu des saloperies pas belles, nettoyé des salissures pas sublimes, et je me dis que les mains n'ont plus la délicatesse d'antan, que le coeur entend mais ne répond plus avec la conscience d'autrefois.<br /> J'ai mal autant que de te voir peiner mon absence, involontaire, inqualifiable, mais en retrait de tout, pour ne plus être exposé à la désunion.<br /> S'il te fallait une âme pure, un oiseau de paradis en lieu et tenue de mes égarements, de mes égos déplacés. Si je faisais le mal au lieu du doucereux, et si j'inventais l'irréel en lieu et place de l'indispensable sérénité, serais-tu toujours là pour m'apprécier les regards discordants ?<br /> On se meurt tous deux, et tu meurs de la vie qui t'apparait, je pioche de tes élans, et rien n'y fait, pas la stabilité du courageux, pas l'impétuosité du combattant.<br /> Je m'invente une lâcheté qui compromet certes mes sollicitudes à t'implorer fidèle. je te devine en souffrance mais que serai-je à t'imposer les miennes, en plus de mes carences, de mes lassitudes, de mes déraisons actuelles.<br /> Ne sois pas triste, ne sois ni fataliste, ni avéré. Je ne veux plus du réel, là, tout de suite, je ne veux plus du sentiment de certitude, j'erre à mon tour, à mon lot. J'ai divinement peur de mes alcoolémies banalités, de mes éclairs de faussetés géniales. J'ai peur, et j'ai d'abord la bonté en reste, miettes de pain. Bonté de ne pas te vouloir spectateur de tout cela.<br /> Tu sais tout, tu comprends tout, je n'ai pas engagé les actions de remobilisation, non, je ne veux pas guérir à l'instant où la nuit me fait te causer de brouillones mélancolies.<br /> Je suis là, et force est de constater que tu ne le perçois pas. Que faire qui soit à nouveau nous deux ?
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