T'es pus là...
Comme on s'habitue vite... Quelques commentaires, des échanges passionnés, de beaux revers de mots, des rencontres improbables, et puis, tout doucement, tu disparais de mes pages, et je n'ose plus te déranger sur les tiennes. Tu es intelligent, tu as du talent et tu te reconnaîtras sans aucun doute dans ce billet qui s'impose à moi. Alors, ne sachant que faire, je vais me plier à ce qui semble être, ou ce que je crois être ta volonté du moment : prendre du large. Peut-être en as-tu besoin pour aller mieux, peut-être la durée t'effraie-t-elle, peut-être es-tu simplement fatigué. Sache que de mon côté, c'est ton absence qui m'attriste. Comme on s'habitue vite, âme frère... Mais ne t'inquiète pas, va, cours et vole vers ce qui te fait du bien, fais comme tu le ressens, moi, je suis toujours là et je te lis sans cesse, en sourdine.