Décollage !
Le sens de la vie est celui que je lui attribue. Manifestement, il est très dualiste : blanc ou noir, gentils/méchants, bon-pas bon, oui ou non, père et juge, bourreau et victime... Mais depuis quelques temps déjà, j'entrevois une troisième voie, somme fréquente des deux. Entre tous les camps comme un no man's land, un territoire neutre où l'on ne prend pas parti car tout est comme il faut pour que ça évolue et grandisse dans l'amour. Sur ce chemin intermédiaire où s'ouvrent tous les sentiers que je connais, refuges foireux en cas de découvertes incroyables, marche aujourd'hui un observateur encore timide qui n'ose croire son sixième, et septième, sens. Ses panneaux sont les signes que m'envoie la Vie, utilisant le langage symbolique pour attirer mon attention vers telle chose, telle lecture, telle personne. La traduction n'est jamais évidente quand je plonge dans la réflexion, tentant de percer les arcanes d'un langage subtil et abstrait. Il me faut l'apprendre comme une langue étrangère, mot à mot, sachant que les symboles ont toujours trois sens. Et pas deux. Et qu'ils n'auront toujours que le sens que je leur attribue, tant que... Le blanc et le noir ne me suffisent plus : je rêve d'un mélange permanent des deux. Du blanc dans le noir et du noir dans le blanc. D'accepter ce qui est et d'appartenir au tout.