J'écris.
J'écris la vie, j'écris l'Ecriture, j'écris tout. Dans ma tête j'ai en permanence un grand carnet ouvert dans lequel je note tout, je ne veux rien oublier. Je fais des phrases sans arrêt, je jongle avec les mots, jem'entraîne, même la nuit. Je savoure leurs rythmes, j'entends leurs musiques. Matin et soir, jour et nuit, quoi que je fasse où que je sois, je vois des mots se poser sur mes pages blanches. J'ai jamais essayé d'écrire sur une autre couleur. J'écris tout ce qui se passe, j'écris pour aller mieux, j'écris pour transmettre, car c'est aussi un métier. J'ai tant de mal à me le dire. Ecrire est un métier. J'aime tellement ça que je n'arrive pas à y croire. Pourtant je travaille, inlassablement, sans répit, afin d'apprendre à manier les mots. Je cherche sans arrêt les meilleures tournures, de nouveaux éclairages qui leur permettraient de percer le grand mur qui me sépare de mon rêve ultime, être lu. J'en bave d'être inconnu. Oui. Je le vois, je le sens, ça me bouffe, je vois mon rêve si grand.