Sacré Nature.
En fait je suis un grand bavard. Et je vois pas un écrivain ne pas l'être. Parce que tous ces mots sortent de ma tête. J'ai bien pensé qu'ils étaient d'un autre, m'imaginant avec délice guidé par un génial écrivain mort, que j'ai peut-être lu et qui peut pas retenir ses mots, qu'en a trop même pour là-haut, ils lui ont dit d'aller voir ailleurs s'ils y étaient. ... C'est son plaisir les mots sur une page blanche. Fini pour lui la bagatelle, et les soucis d'argent, les affaires domestiques, il a plus que ça à faire, puisqu'il en a décidé ainsi. Alors je l'imagine souvent au bout de mes doigts. Je les regarde tapoter sur le clavier (je m'y suis fait, merci) attendant de surprendre le moment magique où ils pianoteront tout seuls, en parfaite harmonie avec la voix que j'entends. Peut-être volent-ils simplement parce que mon esprit est en accord avec mon corps, parce que mes pensées coulent au bout d'eux pour s'imprimer sur la page blanche qu'elle soit virtuelle ou de bois. ...
Pauvres arbres. Je suis leur hantise. Quand je passe mes bras autour pour recueillir leur énergie et leur donner de ma vie, à chaque fois je leur demande pardon, j'ai du en tuer des centaines depuis que j'écris... J'sais pas ce qu'ils en pensent, je leur dis que c'est pour la bonne cause ! D'ailleurs j'écris aussi pour qu'on leur foute une paix royale, qu'on ne brûle que les morts, ou le strict nécessaire, on a besoin de leur chaleur pour vivre heureux sur notre terre. C'est si beau un arbre.
Dans mes moments les plus fantasques, collé contre eux, et les plus vieux de préférence car les plus murs forcément, les yeux fermés, je m'imagine racines et tronc et branches jusqu'à me balancer comme feuille au vent, la tête dans les nuages, inamovible, presqu'éternel... et si léger...

Pauvres arbres. Je suis leur hantise. Quand je passe mes bras autour pour recueillir leur énergie et leur donner de ma vie, à chaque fois je leur demande pardon, j'ai du en tuer des centaines depuis que j'écris... J'sais pas ce qu'ils en pensent, je leur dis que c'est pour la bonne cause ! D'ailleurs j'écris aussi pour qu'on leur foute une paix royale, qu'on ne brûle que les morts, ou le strict nécessaire, on a besoin de leur chaleur pour vivre heureux sur notre terre. C'est si beau un arbre.
Dans mes moments les plus fantasques, collé contre eux, et les plus vieux de préférence car les plus murs forcément, les yeux fermés, je m'imagine racines et tronc et branches jusqu'à me balancer comme feuille au vent, la tête dans les nuages, inamovible, presqu'éternel... et si léger...

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