Soyons clair
Je parlais de la Femme. Mon dieu comme elle est belle. Je lui attribue toujours un grand F, sans la comparer pour autant à M. qui fut grande parmi les grandes. Ma Femme reste abordable et adore les plaisirs de la chair, contrairement à l'image de la Grande dont on ne sait pas vraiment si elle a pratiqué la chose. Ce qui serait dommage, et pis d'abord elle était mariée. Mais bon, ceci est une autre histoire qui concerne plus Prof que moi-même. Tiens, je lui laisse la place :
M. fut une femme sans contestation possible. Elle vécut il y a bien longtemps dans un pays au bord de la Méditérannée, où devait naître une foi qui perdura dans des vaisseaux de pierre qui ont traversé le temps. Elle fut la compagne de J., la mère de j. et probablement d'un ou deux autres, un certain J. qui fut donc le frère de j., mais les savants s'interrogent encore. Car on ne sait finalement pas grand chose sur M. ce qui entraîne des débats sans fin sur l'authentication de sa vraie vie.
Elle n'était pas pauvre, il travaillait le bois. Selon des sources aussi bien informés qu'il est possible en l'absence de documents écrits, ou de recoupements qui les confirmeraient, elle venait d'une famille huppée, pas le genre à traîner dans les rues, on nous a épargné ça, merci. C'est probablement entre deux voyages marchands qu'elle fut obligée d'accoucher, dans les larmes et dans le sang, car on avait déjà été bannis du jardin d'eden à cette époque là, et dans un grotte à défaut d'avoir trouvé une chambre dans la ville. Une chose est donc sûre : sans réservation pas de piaule. Grotte qui au demeurant devait servir d'étable, rapport au boeuf et à l'âne, tiens y avait pas de cheval ? Ha si, la mule, c'est tout comme, de J. qui devait pas être bien loin. Et pas au diable vauvert comme la mienne quand je rentre tard. Bref. Elle dut s'occuper de son bonhomme, et des nains qui poussaient et avaient besoin de ses calins, et de son lait, et de sa tendresse unique. Elle fut mère, probablement une bonne, elle prit son travail à coeur, tout en se disant comme chacun d'entre nous que c'est pas toujours facile la vie. Mais c'est une supposition. Toutefois on ne peut manquer de se demander comment il est possible de vivre sur cette terre sans se le dire un jour ou l'autre, elle était aussi une humaine. Car M. Avait deux jambes, deux bras, un corps pour se déplacer, à nourrir et à satisfaire. M. a donc fait l'amour. Mais on ne le dit pas. La pureté est le prix à payer pour être saint en l'église catholique, je ne parle que de la religion que je connais. M. a donc accouché de j. vierge,, point qui divisa l'église en deux sarments qui brulèrent longtemps, et ça continue. En fait, peu importe quand on se dit qu'elle a certainement mis au monde un sacré bonhomme qui lui a causé bien du souci. Les mères qui perdent un enfant se rapprochent toujours d'elle car la douleur les unit. Elles trouvent en elle la compréhension et le partage. M. fut une mère qui connut tout de la maternité et ça, c'est indiscutable.
Depuis cet éclair dans l'infini du temps, mais dont on ressent encore toute la lumière, M. fut parée de beaux atours, élevée au rang de vierge, de sainte, de déesse, de mère de dieu, de notre bonne mère à tous. Et ici, à Marseille, son culte est prospère, ce qui est normal, nous sommes au bord de la Méditerranée qui la vit naître, croître et prospérer.
Parfois j'ai envie de la descendre de son piédestal comme je le fais à présent pour retrouver la maman que j'aurais aimé avoir, la maman sublimée qui n'en reste pas moins une Femme.
M. fut une femme sans contestation possible. Elle vécut il y a bien longtemps dans un pays au bord de la Méditérannée, où devait naître une foi qui perdura dans des vaisseaux de pierre qui ont traversé le temps. Elle fut la compagne de J., la mère de j. et probablement d'un ou deux autres, un certain J. qui fut donc le frère de j., mais les savants s'interrogent encore. Car on ne sait finalement pas grand chose sur M. ce qui entraîne des débats sans fin sur l'authentication de sa vraie vie.
Elle n'était pas pauvre, il travaillait le bois. Selon des sources aussi bien informés qu'il est possible en l'absence de documents écrits, ou de recoupements qui les confirmeraient, elle venait d'une famille huppée, pas le genre à traîner dans les rues, on nous a épargné ça, merci. C'est probablement entre deux voyages marchands qu'elle fut obligée d'accoucher, dans les larmes et dans le sang, car on avait déjà été bannis du jardin d'eden à cette époque là, et dans un grotte à défaut d'avoir trouvé une chambre dans la ville. Une chose est donc sûre : sans réservation pas de piaule. Grotte qui au demeurant devait servir d'étable, rapport au boeuf et à l'âne, tiens y avait pas de cheval ? Ha si, la mule, c'est tout comme, de J. qui devait pas être bien loin. Et pas au diable vauvert comme la mienne quand je rentre tard. Bref. Elle dut s'occuper de son bonhomme, et des nains qui poussaient et avaient besoin de ses calins, et de son lait, et de sa tendresse unique. Elle fut mère, probablement une bonne, elle prit son travail à coeur, tout en se disant comme chacun d'entre nous que c'est pas toujours facile la vie. Mais c'est une supposition. Toutefois on ne peut manquer de se demander comment il est possible de vivre sur cette terre sans se le dire un jour ou l'autre, elle était aussi une humaine. Car M. Avait deux jambes, deux bras, un corps pour se déplacer, à nourrir et à satisfaire. M. a donc fait l'amour. Mais on ne le dit pas. La pureté est le prix à payer pour être saint en l'église catholique, je ne parle que de la religion que je connais. M. a donc accouché de j. vierge,, point qui divisa l'église en deux sarments qui brulèrent longtemps, et ça continue. En fait, peu importe quand on se dit qu'elle a certainement mis au monde un sacré bonhomme qui lui a causé bien du souci. Les mères qui perdent un enfant se rapprochent toujours d'elle car la douleur les unit. Elles trouvent en elle la compréhension et le partage. M. fut une mère qui connut tout de la maternité et ça, c'est indiscutable.
Depuis cet éclair dans l'infini du temps, mais dont on ressent encore toute la lumière, M. fut parée de beaux atours, élevée au rang de vierge, de sainte, de déesse, de mère de dieu, de notre bonne mère à tous. Et ici, à Marseille, son culte est prospère, ce qui est normal, nous sommes au bord de la Méditerranée qui la vit naître, croître et prospérer.
Parfois j'ai envie de la descendre de son piédestal comme je le fais à présent pour retrouver la maman que j'aurais aimé avoir, la maman sublimée qui n'en reste pas moins une Femme.
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