La double vie de l'écrivain

Publié le par chris StJames et Bernard Lahire

Je viens de lire un entretien avec Bernard Lahire autour de ["La Condition littéraire - La double vie des écrivains"], et je suis sur le cul. J'suis plus tout seul dans ma bulle, je viens de me trouver une communauté qui me va comme un gant : celle des écrivains loin des projecteurs. Bernard Lahire évoque notre difficulté à vivre une telle double vie, tous les paradoxes d'un quotidien bien difficile quand l'art est si prenant, notre obligation d'assurer notre survie quand nos textes ne rapportent rien, ou si peu, réalité partagée par la majorité d'entre nous.

" J'étudie notamment leur cas dans le chapitre « Précarité et incertitudes » : ce sont souvent des écrivains qui ont fait beaucoup d'ateliers d'écriture et d'interventions, qu'ils ont cumulés de temps à autre avec une bourse, un prix et des à-valoir. Et puis, le cercle vertueux s'est rompu à un moment donné. Il y a aussi les divorces, la vieillesse accompagnée d'éventuels ennuis de santé... Et là, la situation se révèle très précaire. Le moment du passage à la retraite est un moment de vérité douloureux pour toutes celles et ceux qui ont multiplié toute leur vie les petites activités rémunératrices."

Au profit de leur art... J'ai ce problème... Et je ne l'accepte pas. Pourtant nous avons tous le même, dans notre immense majorité nous sommes loin de pouvoir vivre de nos écrits, et j'sais pas pourquoi, j'me sens mieux de le savoir, comme mieux d'être plusieurs à devoir faire autre chose que celle pour laquelle nous sommes nés. Temps de baisser la pression.
Publicité

Publié dans Ecrits sur l'écriture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article