On the lake
Là, j'vais changer de genre. J'ai mis Niagara. Elle voit Berlin et le reste, et ça lui plait pas, mais elle s'est battue, et elle y croyait. Elle a vu plein de trucs que c'est pas beau, du sang et des fusils, et la fureur et les cris, j't'lavais dit petit lecteur que j'allais changer de genre. Mais c'est vrai ce qu'elle dit, ça existe, hé oui, sur notre terre, maintenant, au moment où je tape ces mots des gens meurent partout d'un bout à l'autre de la planète dans la souffrance et les râles d'agonie. Elle a pas tort de nous le rappeller, tout n'est pas rose sur Gaïa. ... Ca pète bien Niagara. Un peu noir dans les textes mais ça balance, surout quand elle se dit cinglée, faut l'être pour chanter comme le fait, idest bien. C'est qu'elle se lâche la nana, tiens je vais taper en rythme, on sent la bouche grande ouverte sur chaque syllabe, c'est clair au possible avec au fond de la voix comme un accent pas d'ici... Y a des mots qu'elle mâche... Groove, ou quelque chose comme ça, j'y connais rien, avec des effets quoi, tu vois ? Voilà t'y pas qu'elle aimerait qu'on lui parle d'amour ?! Tu m'étonnes ! Vu les textes qu'elle vient de se taper, elle a besoin d'oublier. ... Certains diront que c'est assez simplounet comme zizique. Sûr. Mais quand elle chante comment elle doit s'en aller vite vite avec un chouia d'anglais pour rehausser la teneur de ses propos de rupture, quoique, ça l'fait vraiment, j'ai comme les oreilles dressées et la tête qui balance en dépit de mon activité censée me prendre tous mes sens, l'écriture, je sais que tu savais de quoi je parlais mais j'suis comme ça, j'éclaircis. ... J'sais pas si je vais aller au bout du Niagara. ...
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