Carnet de voyages

Publié le par chris StJames

Perdu dans ma ville d'enfance, je tourne et vire dans des quartiers que je ne reconnais plus. Tous mes repères sont partis, y a plus que des une-voie, et des vélos partout qui me foutent la trouille, c'est plus une ville c'est un jeu de quilles ! Avant un regard me suffisait pour trouver ma route dans le labyrinthe médiéval, mais tous les sens ont changé et je suis à l'opposé de ma destination. Alors je me pose, adandonnant l'idée d'un demi bien frappé dans l'un des jolis bars qui pullulent au centre, oubliée la page d'écriture dans un lieu nouveau qui me donnerait d'autres mots que je n'attendais pas, j'écris dans la voiture, là au moins je sais où je suis.... Je regarde les voitures qui passent comme la vache son train, la civilisation m'hypnotise. Ca fait déjà un quart d'heure que je les vois sans penser à autre chose, qu'aux voitures qui roulent à toute berzingue à la limite de l'accident bête et méchant. Le jour tombe déjà. Sous un ciel nuageux la ville s'assombrit. Les lampadaires sont en veilleuse, prêts à éclabousser le bitume. Les enfants rentrent de l'école en courant, les grands du boulot la tête basse, la journée finit bel et bien. Une autre de passée, une autre journée volée à la mort, empruntée à la vie. Ca sent partout le crépuscule, toutes les couleurs se fondent dans un gris qui devient irrémédiablement obscur. La ville hésite encore entre jour et nuit mais ses ombres se fondent à mesure que tombe le soleil.
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Publié dans Journal intime

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C
Ca c'est sûr ! Y a toujours un lieu qui me rappelle...
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S
Chaque lieu a son histoire, contient ses émotions et ses passages nous rendent nostalgique. <br />  
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C
Woaw !... Merci...
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N
C'est émouvant... C'est très beau!Tu m'as manqué...
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