Sarko, l'homme très pressé
Le Grand Journal, Canal Plus, 5/3/07.
" - Votre principal défaut ?
- Je suis pressé."
Une réponse spontanée qui venait de loin, le ton et le soupir incontrôlé indiquaient sa force. Il se trouve pressé, trop, il aimerait l'être moins et parvenir à se maîtriser, mais il n'y arrive pas, il le sait, "je suis pressé".
Est-ce qu'un homme pressé peut faire un bon président ?... L'impatience devient vite un défaut à ce poste là, qui s'assortit d'intolérance, car lorsque rien ne semble aller assez vite pour soi, on est rapidement excédé, désobligeant et prêt à faire n'importe quoi pour accélerer les choses. Ce "n'importe quoi" m'effraie... C'est d'un homme posé dont nous avons besoin au plus haut poste de la Nation, pas d'un enfant capable de faire une crise de nerf pour avoir son hochet, ou parce qu'on le fait attendre quelques petites minutes dans un couloir. C'est de recul, de sagesse, et donc de patience, d'humanité et de tolérance dont nous avons tous besoin.
Peu importe les tenants et aboutissants de cette affaire avec la Société des Journalistes de France 3, et qui a commencé, et pourquoi, ce qui est important c'est la colère disproportionnée d'un haut dignitaire de l'état qui est capable de rancune et qui éprouve le désir de se venger. Que ferait un tel homme face à l'affront d'un autre chef d'état ?... Je pose la question.
" - Votre principal défaut ?
- Je suis pressé."
Une réponse spontanée qui venait de loin, le ton et le soupir incontrôlé indiquaient sa force. Il se trouve pressé, trop, il aimerait l'être moins et parvenir à se maîtriser, mais il n'y arrive pas, il le sait, "je suis pressé".
Est-ce qu'un homme pressé peut faire un bon président ?... L'impatience devient vite un défaut à ce poste là, qui s'assortit d'intolérance, car lorsque rien ne semble aller assez vite pour soi, on est rapidement excédé, désobligeant et prêt à faire n'importe quoi pour accélerer les choses. Ce "n'importe quoi" m'effraie... C'est d'un homme posé dont nous avons besoin au plus haut poste de la Nation, pas d'un enfant capable de faire une crise de nerf pour avoir son hochet, ou parce qu'on le fait attendre quelques petites minutes dans un couloir. C'est de recul, de sagesse, et donc de patience, d'humanité et de tolérance dont nous avons tous besoin.
Peu importe les tenants et aboutissants de cette affaire avec la Société des Journalistes de France 3, et qui a commencé, et pourquoi, ce qui est important c'est la colère disproportionnée d'un haut dignitaire de l'état qui est capable de rancune et qui éprouve le désir de se venger. Que ferait un tel homme face à l'affront d'un autre chef d'état ?... Je pose la question.
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