Préambule
Au jour où j'écris ces lignes je ne sais pas où j'en suis avec la maladie. Je verrai bien au fil des pages. Guéri ? Non. Souffrant ? Tous les jours. Tout en apprenant au passage des tas de choses. Car avant de tomber malade j'étais bien-portant donc loin de connaître les inconvénients, et les avantages, oui, d'avoir une sclérose en plaques. Ou toute autre chose au nom aussi peu ragoûtant.
Écrivant de nature, m'est vite venue l'idée de décrire ce qui se passe en moi, et peut-être au hasard de mes chemins de traverse, pourquoi pas, ouvrir ici et là, cahin-caha, des pistes vers ma guérison. Car j'y crois.
Pourtant, malgré ma conviction en la puissance de mon Esprit guérisseur, au jour où j'écris ces lignes je ne suis pas encore en bonne santé, même si j'y travaille d'arrache-pied. Trop impatiemment peut-être je cherche sans cesse et sans cesse le moyen de guérir, je veux trouver la cause afin d'éliminer tous ses effets, fini les symptômes, bonjour la vie.
Au fil des séances à l'hôpital et des turbulences dépressionnaires, des groupes de parole et des heures passées avec ma psy préférée, une conviction s'est lentement installée en moi : ce n'est pas un hasard si j'ai une sclérose en plaques.
Il y a une raison !
Forcément !
Quelque chose que me dit mon corps… Que j'ai beaucoup de mal à me dire, à entendre, quelque chose en moi que je ne comprends pas. Au-delà de tous les changements dévastateurs que la maladie a créés dans ma vie il y a forcément un message sur moi que je veux découvrir au plus tôt. Il est là quelque part dans tout ce que je ressens, dans ma tête lourde et mes membres endoloris, mais je ne le vois pas, du moins pas encore. Car je cherche… et qui cherche trouve.