Qu'est-ce que c'est la sclérose en plaques ?

Publié le par chris StJames

        Autant prendre le taureau par les cornes. Mais avant toute choses, voici un point que je ne " dois " pas oublier : je ne suis pas malade, j'ai une maladie. Ca n'a rien à voir, c'est simple et c'est dit.

        Alors, la SEP, qu'est-ce que c'est ?…

        Une saloperie. C'est le premier mot qui me vient à l'esprit. Qui me bouffe la vie, me prive d'énergie, dévore ma force et m'empêche de courir. Ce que je ne faisais d'ailleurs que très rarement mais qui prend aujourd'hui toute sa valeur. Je sais bien ce que j'ai perdu…

        Carnet de bord.

        Mais quand me vient à l'esprit la cruauté perfide de mon incurable et lente maladie, quand je me vois dans une vitrine marcher aidé de ma troisième jambe que l'on ferait bien de me greffer tant elle m'est devenue indispensable, quand me ronge l'envie de courir pour traverser la rue, et que je reste au bord du trottoir attendant patiemment qu'ils daignent s'arrêter pour laisser passer l'handicapé que je suis, quand des ados galopent et que j'envie leur chance, quand on me bouscule et que tout mon corps chancelle, que mes mains cherchent des appuis là où personne ne pose d'habitude les siennes, quand me revient le désir furieux de terminer le Chemin de Compostelle et que les larmes montent sur qui j'étais et ne serai plus, alors me viennent quelquefois ces belles paroles du bon gros Baloo : " il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux, chassez de votre vie tous vos soucis, prenez la vie du bon côté, riez, sautez, dansez, chantez, et vous serez un ours très bien léché…" Car j'ai beau m'habituer lentement à ma nouvelle condition, ne plus sauter, ne plus danser, ne plus rire, tenter d'accepter mon état, me dire que la paralysie n'est rien tant que je peux écrire, qu'il y aura encore bien des joies dans ma vie, que tout ça fait partie de mon chemin et que l'on n'a que les épreuves que l'on peut surmonter, que rien n'est hasard, j'appelle souvent à la rescousse mon bon gros nounours pour trouver le courage de poser un pied devant l'autre en dépit des souffrances qui me minent. " On ne devient que contre ce qui résiste. " écrivait Antoine de Saint-Exupéry. Peut-être, mais bon sang, qu'est-ce que ça résiste !

        C'était il n'y a pas très longtemps, dans un de mes carnets. J'adore toujours autant la sagesse de Baloo… Et j'ai souvent besoin de lui.

" Les coïncidences signifiantes ou synchronicités : Il nous arrive parfois de rencontrer une coïncidence présentant un caractère mystérieux, nous laissant un sentiment troublant et indéfinissable. Il s'agit d'une sorte de "clin d'oeil" du destin que Jung a appelé synchronicité. On dit alors que la coïncidence est chargée de sens, qu'elle est signifiante. Celle-ci se caractérise également par le fait que le psychisme de la personne est plus impliquée que dans le cas d'une simple coïncidence, et, qu'en outre, la probabilité de sa survenue est plus faible. Nous nous sentons alors prendre une certaine importance dans l'immense univers habituellement indifférent à notre modeste personnage. " Note 1, le hasard : Chronique sur la Synchronicité par Jean-François Vézina

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