Quand faut y aller !
Afin de réussir dans ma quête, j'ai donc du braver mes peurs. Dépassant ma révolte, ma colère, ma honte et mon chagrin, je me suis aperçu que je savais finalement peu de choses sur ma maladie, à part qu'elle est inflammatoire, incurable et que les traitements ne sont pas garantis, mais remboursés à 100%. Ce n'était pas suffisant pour comprendre ce que j'ai au juste. Savoir ce que j'ai, comment ça fonctionne, mal, ça je le sais, est une étape obligatoire sur la voie de la guérison. A voir comme un refuge sur le Chemin. Et j'ai de quoi me renseigner jusqu'à plus soif.
Sclérose : " durcissement pathologique d'un organe ou d'un tissu. Maladie caractérisée par des lésions disséminées dans le système nerveux central, pouvant entraîner des troubles neurologiques divers. État d'un esprit, d'une institution, etc., sclérosé. Du grec sklérösis, durcissement, de skléros, dur. … La sclérose est une maladie bien plus répandue qu'il n'y paraît…
Lésion : atteinte d'un organe. Du latin laesio, tort, dommage. Dans mon cas, ma moëlle épinière lésée par mes propres anticorps qui ne la reconnaissent pas. J'ai des traîtres en moi qui me font du tort, et je me fais souffrir. Ai-je au moins une bonne raison ?
Scléroser (se) : être progressivement atteint de sclérose. Cesser d'évoluer, se figer. Le mouvement se ralentit jusqu'à l'inaction.
Evolution : développement progressif, transformation génétique des êtres en liaison avec la sélection qu'opère le milieu de leurs vies. Mouvement d'ensemble. Action de dérouler.
Service de psychiatrie et de psychologie medicale – CHU d'Angers. Cours de psychiatrie du CNUP (Collège National des Universitaires en Psychiatrie) - Module 3 – question 47 - Bases psychopathologiques de la psychologie médicale. Rédaction : M. Escande - Relecture : M. Marie Cardine. http://www.med.univ-angers.fr/discipline/psychiatrie_adulte/cours/47-psychologie-medicale.htm :
[...] II - LE MALADE ET SA MALADIE
Les objectifs d’une telle approche sont multiples. Ils sont de comprendre quand, pourquoi et comment une maladie prend sens dans la vie et l’histoire d’un sujet, provoque une rupture ou une discontinuité dans l’existence. Ils sont aussi de comprendre en quoi la maladie altère les idéaux de santé, non pas sociaux et collectifs, mais de l’individu lui-même. Ils sont de plus d’évaluer les effets psychiques de la maladie, les réactions du patient à celle-ci, mais aussi aux attitudes médicales et soignantes, voire aux réactions de l’entourage familial.
Enfin, il est très important de saisir et comprendre pourquoi et comment un sujet transforme des phénomènes intra-psychiques. Les enjeux de la Psychologie Médicale sont aussi d’intégrer le mode de pensée psycho-somatique.
1. Les caractéristiques de la maladie
La maladie est à l’origine d’une atteinte de l’intégrité du sujet, d’une gêne à l’exercice normal de sa vie. La maladie entraîne une rupture de l’équilibre antérieur, à laquelle le patient doit s’adapter. Cette adaptation mobilise une quantité de l’énergie psychique du patient. Ainsi, la maladie est susceptible de déclencher chez l’individu un certain nombre de réactions, variables selon sa personnalité, sa représentation imaginaire et la représentation collective de la maladie.
Les réactions psychologiques à la maladie dépendent de facteurs liés à la maladie elle-même. Les maladies chronique soulèvent des problèmes différents de ceux posés par les maladies aiguës. Les maladies graves mobilisent profondément la psychologie individuelle par une brusque résurgence de l’angoisse de mort. Certaines maladies induisent des handicaps aux conséquences multiples. Enfin, certaines affections entraînent des réactions particulières qui dépendent de la culture : par exemple les représentations culturelles de l’épilepsie.
Même si l’expérience de la maladie est avant tout négative et source de souffrance, la maladie peut aussi être source de bénéfices.
Les bénéfices primaires jouent un rôle dans le déclenchement de la maladie ou de l’accident, soit comme cause à part entière soit comme facteur déclenchant. Ainsi, la maladie permet d’apporter une solution à une situation de tension interne ou de souffrance narcissique peu supportable : la maladie apaise et soulage.