De la dépendance

Publié le par chris StJames

Ne me reste pour me réfugier que ma douleur qui a de bon d'être connue. Devant l'immensité d'un moi libre de toutes conventions, inconnu forcément, ne supportant plus la compétition absurde d'un monde imbécile qui hurle toute sa misère sur l'écran, en proie à des exigences qui me dépassent, je me rigidifie, me raidis… et me fige.

Carnet de bord

Deux lignes hier… Le trou noir… Je ne crois plus en rien. Je touche le fond, submergé par un ennui lourd, pesant, étouffant. Je lutte contre mon esprit qui plonge dans un gouffre sans fond. Tout est nul, je suis inutile, comme un moteur sans essence. Mes textes sont insipides, mes buts ridicules, mon inactivité effroyable, ma situation catastrophique. Est-ce normal ? Est-ce la maladie ? Malade, pauvre, sans travail, sans domicile, totalement dépendant, parfaitement irresponsable, courant après un rêve fou qui n'est accessible qu'à une étroite frange de l'humanité, oscillant en permanence entre optimisme et noirceur, me demandant si la vie vaut la peine d'être vécue… Où vais-je ?… A quoi ça sert ? Pourquoi ?… Et comment m'en sortir ?


Dans " La dépendance affective: ses causes et ses effets ", par Daniel Pietro, Editions Quebecor, sur doctissimo.fr : " Comme promis, Coco, et à toutes celles que ça intéresse, je cite les phrases que j'ai trouvées instructives dans le livre que j'ai lu sur la dépendance affective (l'ensemble n'est pas... un investissement nécessaire) :

" Disons tout d'abord que la dépendance affective découle d'un ensemble de facteurs, dont le principal est un environnement familial déficient (...) Souvent, l'un des parents (ou les deux) a lui-même été élevé dans une famille dysfonctionnelle et reproduit le schéma classique qu'il a appris."

" Le dépendant affectif peut manifester son grand vide intérieur de deux façons opposées mais pourtant réciproques : " je suis responsable du bonheur de l'autre " et/ou " l'autre est responsable de mon bonheur ". Ces deux formes de dépendance affective partagent le même espoir de trouver chez les autres son propre centre de gravité, sa source de valorisation, sa raison d'exister et son bien-être existentiel. "

" Si les effets peuvent se manifester de différentes façons, les causes, elles, sont toujours les mêmes : des carences affectives qui prennent leur source dans l'enfance."

" Se défaire de cette dépendance et connaître enfin le bonheur (...) c'est possible. En prenant conscience que le problème existe, en cherchant l'aide appropriée pour s'en libérer et en faisant l'effort nécessaire pour que la vie prenne un tout autre tournant."

"L'autonomie affective veut que l'on soit soit responsable de son propre bonheur."

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