La maladie aux origines
Pour Aristote (384-322 av. J.-C.), toute maladie physique est aussi psychique. Pour Maömonide, philosophe arabe (1135-1204), au chapitre VIII du Guide des Egarés :
" Quant aux émotions, leur importance nous est connue. C'est à dire que l'action de la souffrance morale et de l'opression que nous constatons, affaiblit les fonctions psychiques et physiques de l'homme à tel point qu'au cours des repas, l'appétit disparaît à cause de la douleur, de l'angoisse, de la tristesse et des soucis, l'émotion affaiblit les organes respiratoires. Si cet état persiste, il tombera obligatoirement malade et si cela se prolonge, il en mourra… La joie et le plaisir provoquent l'état contraire et renforcent le moral et les mouvements du sang et de l'esprit, ainsi l'organisme verra s'accomplir ses fonctions aussi complètement que possible.
La thérapeutique de ces deux sortes d'émotions, et leur prévention, ne consiste pas uniquement dans un régime alimentaire et des soins médicaux. En effet, la thérapeutique de ces affections dépend aussi de l'étude des vertus par les philosophes…"