La médecine d'avant
Il fut un temps bien lointain où nul n'était étonné d'entendre son médecin lui demander si un événement personnel, social ou professionnel s'était passé peu de temps avant la crise de foie. Dans l'antiquité, et bien avant encore, il était en effet impensable de ne soigner que le corps. Ca ne voulait strictement rien dire du tout. Personne n'y croyait !… Le corps était malade donc l'esprit aussi. L'humain en entier faisait partie du processus de guérison et le médecin savait qu'il devait soigner aussi l'âme de son patient s'il voulait avoir une chance de guérir son corps. Envisager de procéder différemment était tout simplement impensable. Et pas pensé du tout. Ni enseigné dans une quelconque université. Comme quoi tout change.
Voici ce qu'en pensait Hippocrate de Cos (460-360 av. J.-C., approximativement), le père de la médecine, dans son Corpus Hippocraticum :
" Le corps de l'homme contient en soi du sang, du phlegme, de la bile jaune, de la bile noire et c'est à cause de cela qu'il souffre ou bien est en bonne santé. […] Dans l'intérieur est un agent inconnu qui travaille pour le tout et pour les parties, […] la santé est un état d'équilibre, c'est un compromis permanent.
[…] Il ne faut pas confondre la maladie avec la lésion qui n'en est que la révélation ou le résultat éventuel. "