Carnet de bord

Publié le par chris StJames

98 %… Hospitalisation, Cortisone, pas encore de médicaments qui guérissent, mais ils cherchent et ils sont plein d'espoir.. Tout ce qu'on dit à un homme en pleine force de l'âge quand on veut lui faire passer la pilule : " Jamais plus vous ne serez comme avant. " C'est ça que j'ai entendu, même s'il ne l'a pas dit. C'était ça le grand coup derrière la tête que l'on m'avait prédit… Et il n'y a aucun remède. Mais ils ne connaissent pas le pouvoir de l'esprit. Pour ma part, si j'ose vraiment me l'avouer, je sais que ma guérison dépend de moi. Ce qui pourrait être un autre grand coup, le troisième, car si je me suis fait ça, il va falloir que je trouve pourquoi et comment inverser le processus. Ce qui est loin d'être une simple question médicale.
Sur ma planète à moi, rien que pour moi, entre moi et moi, je sais que je suis entièrement responsable de tout ce qui m'arrive. Et ça, c'est lourd à porter quand on apprend qu'on est atteint d'une sclérose en plaques. Plus facile d'accuser les gênes, les virus, les conditions de vie, le destin, la mauvaise fortune, le manque de bol, la faute à ces petits riens qui flanquent tout par terre alors qu'on était si près du but. Plus dur quand c'est contre soi.
Etre entièrement responsable de la moindre seconde de sa vie, ce n'est pas évident du tout, car la question n'est plus " pourquoi je n'ai jamais de chance ? " mais " pourquoi je m'inflige tout ça ? " suivie logiquement de près par " qu'est-ce que je me dis ? " et " comment me guérir ? " au lieu de " comment guérir ? "…
Je suis responsable de mes actes aussi fous et douloureux soient-ils, je suis le seul créateur de ma vie car tout vient de mes pensées. Je sais que la maladie me dit quelque chose que je n'ai pas encore compris. Mais ça viendra. Et puis… plus question de marche arrière.
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