Du miracle
La foi fait des miracles… Dans l'Encyclopédie des symboles, on dit que Job, qui n'a pas eu une vie facile lui aussi, est souvent considéré comme le saint patron des malades. Pourquoi ?
" La figure de Job symbolise, dans la Bible, l'homme dont aucune épreuve ni aucun coup du destin, mis en scène par le Diable et par Dieu lui-même pour évaluer le degré de sa foi, ne peut diminuer la confiance en Dieu. Le Diable reçoit de Dieu l'autorisation de lui infliger toutes les souffrances imaginables mais ne parvient pourtant pas à ébranler son amour pour le Créateur. Job comprend qu'il ne doit pas douter de l'autorité divine et qu'il lui faut reconnaître sa sagesse sans la comprendre ; il est alors béni par Dieu qui lui rend au double ce qu'il a perdu. […] Dans le cadre de sa psychologie analytique, C.G. Jung a proposé une relecture de l'histoire de Job dans laquelle il voit le témoignage de la douloureuse prise de conscience de Dieu par lui-même (tout au moins dans la représentation que les hommes s'en font), à la suite de la perte de Sophia, de son hypostase féminine, qui l'amène à s'incarner dans l'homme dans une sorte de processus de co-création réciproque entre l'âme humaine et l'imago Dei. "
S'accrocher, toujours et encore. En dépit des faits. Mais pourquoi ai-je tant de mal à parcourir le chemin de mon âme sur terre ? Pourquoi mes douleurs ? Que m'apprennent mes symptômes ?… Et naissent de grandes questions qui méritent de belles réponses pour devenir de solides prises de conscience. Confiance…
Marion Festraëts, L'express 20/04/2000) : " Le dernier miraculé de Lourdes s'appelle Jean-Pierre Bély. Son histoire, édifiante, ressemble à un récit évangélique. En 1987, ce Charentais de 52 ans souffrant de sclérose en plaques depuis quinze ans ne pouvait plus marcher et ne s'asseyait qu'avec difficulté. Grabataire, reconnu invalide à 100% par la Sécurité sociale, il reçut le sacrement des malades - l'extrême-onction d'autrefois - au troisième jour de son pèlerinage dans la cité mariale, alité sur un brancard. Dans la nuit qui suivit, l'infirme se leva, marcha et sut qu'il était guéri. Le 11 février 1999 et, pour la 66e fois depuis les apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous en 1858, l'Église a conclu qu'il s'agissait d'un authentique miracle. […] De sa guérison, Jean-Pierre Bély dit qu'elle fut " un virage à 180 degrés " : " Le Seigneur m'a remis debout dans mon cœur, puis dans mon corps. Lors de l'onction des malades, j'ai soudain ressenti une joie, une paix, un sentiment d'euphorie qui ont effacé toutes mes difficultés. De retour dans la salle des malades, j'ai d'abord eu très froid, puis une douce chaleur a commencé à remonter de mes orteils dans tout mon corps. Je me suis retrouvé assis dans mon lit, mais je n'ai pas osé me lever, par gêne envers les autres malades. Dans la nuit, je me suis réveillé et j'ai senti une invitation qui me disait : " Allez, lève-toi, marche! '' J'ai fait mes premiers pas, comme un enfant qui apprend à marcher. " De retour chez lui, Jean-Pierre Bély s'est remis au vélo."