Communiquer

Publié le par chris StJames

Nos limitations en communication sont de plusieurs ordres : génétiques, biologiques, neurologiques (au sens d’espèce), culturelles (notre société, nos moeurs et coutumes, nos habitudes) et personnelles (le cercle familial, nos expériences), et se renforcent par 3 processus de pensée :

LA GENERALISATION (ou simplification)
Positive : c'est l'automatisation des gestes, conduire, faire du vélo, enlever sa main du feu…
Négative : c'est l'automatisation d’un état, une réponse automatique et pas toujours la plus appropriée aux stimulis et informations externes. Un chien me mord, je fuis tous les chiens, un fournisseur me trompe, tous les fournisseurs me tromperont, mon amie me plaque, elles sont toutes les mêmes, je n’aime pas le choux devient je n’aime pas les légumes.

Comment ça se traduit dans la pratique ?
Par les adjectifs « tous, jamais, aucun… », je n’ai jamais de chance, les anglais sont tous pinces sans rire, tous les assureurs sont des voleurs…
Par des règles personnelles : « il faut, on doit », il faut se lever tôt, il faut travailler, il faut faire des enfants, il faut manger à midi pétantes, etc.
Par des jugements universels : « c’est bien, c’est mal », la liste est longue.

La solution pour sortir de la généralisation est de voir le monde tel qu'il est et non tel qu'on le croit : mettre de côté ses propres croyances, voir les faits, préciser les choses, vérifier et modifier au besoin sa propre vision du monde.

LA SELECTION
On organise la récolte des informations.
Positive : c'est l'adaptation, la sélection des éléments essentiels pour vivre un événement.
Négative : on trie ce qui nous conforte dans nos croyances, ne voir, ne sentir et retenir que ce qui nous intéresse et occulter le reste.

Comment ça se traduit dans la pratique ?
Par des informations manquantes (voir les témoignages d'accidents), je suis heureux (à propos de quoi ?), Il faut que vous soyez le meilleur (par rapport à qui ?).
Par des informations vagues, j’ai réussi (quoi, comment ?).

La solution est d'utiliser un langage de précision.


LA DISTORSION
Positive : c'est notre capacité à nous évader de la réalité pour imaginer autre chose : c'est la créativité, l’architecte sur ses plans.
Négative : c'est la fuite dans les croyances, la distorsion des faits pour les réinscrire sur sa carte, dans son territoire intérieur.

Comment ça se traduit dans la pratique ?
Lecture de pensée, il va me dire non, je suis sur que tu vas dire ça, on n’a pas besoin de parler pour savoir ce qu’on va dire, je suis sûr que vous êtes d’accord avec moi…
Rapports de cause à effet, il faut faire de la gym pour être mince (distorsion généralisée).
Par des équivalences, ceci égale cela, iI me fait la tête, il ne m’aime pas.
Par des présuppositions, si tu vas à la cuisine prends le sel (présupposé que je vais à la cuisine).

Solution : limiter les interprétations, ne jamais croire savoir ce que veulent les gens, leur demander, acquérir un langage précis.


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Publié dans Prof

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