On y peut tous quelque chose !
On a le pouvoir !

En boycottant les pollueurs, les empoisonneurs, les assassins, les fossoyeurs, tous ceux qui pactisent avec les tortionnaires, les semeurs de discorde, les fous de dieux diaboliques, on a le pouvoir, toi, moi, nous tous, si humble soyons-nous, de les empêcher de nuire.

Sans notre argent, sans notre aval, en notre absence et sans la moindre goutte de sang, ils ne sont plus rien et disparaissent tout simplement. Qui donnerait ses sous à des assassins ? Notre salut est bien dans notre portefeuille.

Si les consommateurs s'unissaient, Nike ne vendrait plus ses tennis fabriqués par des enfants exploités. [Charral et Soviba] ne fourgueraient plus de viandes avariées. [Monsanto] devrait mettre la clé sous la porte, et avec [elle] tous les [imbéciles] qui n'ont pas encore compris à quel point il est [dangereux] d'aller contre-nature. Plus de religieux [menteurs] aux robes hors de prix ni de pape bullant sur un trône usurpé. Terminé les savants qui créent chimiquement notre [viande] de demain. Terminé le génocide dans nos étables, les toxiques dans nos légumes, [l'eau polluée] par des industriels irresponsables. Nous n'aurions plus dans le corps ses [76 substances toxiques] trouvées dans des députés européens, dont on ne sait l'effet à long terme, mais que l'on prévoit terrible. Plus de micro-ondes tueurs, de portables cancérigènes, d'antennes ni de lignes électriques qui nous rongent le cerveau. Fini la [corruption], ils perdraient leurs [sièges], terminé les [écarts surréalistes de richesse], nous y veillerions, exit les [dépenses somptuaires] de nos [gouvernants] mégalomanes, comptes seraient rendus et justice faite, et fin de la [violence sur nos écrans] par manque de spectateurs...

Le boycott est l'arme suprême, d'une simplicité à la portée d'un enfant en bas-âge.

Quand nous nous unirons pour remplacer les tribunaux à la solde des puissances économiques, alors l'heure sera venue pour un nouveau monde soucieux d'éthique.

En rompant le [contrat social qui nous enchaîne], un peu de [conscience] suffit, alors nous pourrions bien laisser la terre plus propre que nous l'avons trouvée à notre arrivée.

Je persiste et je signe : nous y pouvons tous quelque chose.

" Aux regards inquisiteurs, qui cherchant à forcer ta pudeur légitime, voudrait pouvoir t'enfermer dans une caricature de psychologie - toujours plus simpliste, toujours plus liberticide.
Fais front !
Aux gardiens de troupeau qui, soit par les yeux doux, soit par les crocs, s'efforcent de te ramener vers leur « droit chemin », ignorant que ce chemin n'existe que dans leurs esprits médiocres.
Fais front !
Aux chantres de la morale, laïques ou religieux, qui masquent leur frayeur puérile derrière des conceptions aussi fantaisistes que péremptoires.
Fais front !
Aux « grands enfants » qui, voulant jouer l'innocence, démontrent en fait leur immaturité.
Fais front !
Aux pseudo-arlequins, dont les facéties et les grimaces, ne sont pas le reflet d'une réelle légèreté mais celui d'un manque de profondeur.
Fais front !
Aux unijambistes moraux, qui ne jurant que par l'amour et la lumière, là-même où les ténèbres règnent manifestement, méconnaissent l'ambivalence fondamentale de tout cycle vital.
Fais front !
Aux érudits, et autres perroquets savants, qui confondent l'intelligence avec cet amas de connaissances - aussi inutile qu'encombrant pour un esprit libre - et sur lequel pourtant ils fondent leur vanité.
Fais front !
Aux esprits morts-nés, qui partant d'une révolte légitime, et d'une lucidité vertueuse, ont fini par céder aux pesanteurs du réel, sombrant dans un cynisme et un fatalisme dont ils semblent vouloir recouvrir le monde.
Fais front !
A tous ceux qui ne « demandent qu'à croire », et préfèrent se réfugier dans une idéologie grégaire et sédentaire, plutôt que de chercher ce trésor intérieur, qui leur permettrait de fonder une philosophie aussi personnelle que vivante.
Fais front !
Aux « bons vivants » qui se targuant d'être naturels et sociables ne font en fait que manifester leur vulgarité et leur instinct grégaire.
Fais front !
Garde toujours foi en toi-même, sois fidèle à ton idéal du présent, fier de ta différence, tout en évitant toute exposition vaniteuse.
Toujours prêt à aider tes compagnons d'arme, et ne cherchant ni aide, ni refuge au sein des coeurs vulgaires, continue à arpenter orgueilleusement ces terres inconnues et illimitées qui forment ton champ de bataille et ta seule véritable destinée. "
Frédéric Nietzsche