Sacré OMC ! Quels déconneurs !

Publié le par Michael Parenti et chris StJames



Mondialisation et démocratie : quelques notions de base, par Michael Parenti.



L’objectif des grands groupes transnationaux est de réellement devenir transnationaux, c’est à dire de se positionner au-dessus du pouvoir souverain d’une nation, tout en étant servis par les pouvoirs souverains de tous les pays. (...)


C'est déjà fait ! Et ça fait un moment que ça dure, Napoléon en parlait déjà, parmi d'autres qui ont tenté de nous dire ce qui se trame en coulisses depuis que l'homme a décidé de dominer l'homme.


Théodore Roosevelt disait en 1912 dans son programme électoral : 
" Derrière le gouvernement visible siège un gouvernement invisible qui ne doit pas fidélité au peuple et ne se reconnaît aucune responsabilité. Anéantir ce gouvernement invisible, détruire le lien impie qui relie les affaires corrompues avec la politique, elle-même corrompue, tel est le devoir de l'homme d'Etat."

Winston Churchill a dit :
" Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n'était."

Abraham Lincoln a dit :
"On peut tromper tout le monde pendant un certain temps et certains pour toujours, mais on ne peut pas tromper tout le monde éternellement.

Napoléon a dit :
" La main qui donne est au dessus de la main qui prend. L'argent n'a pas de patrie, les financiers n'ont ni patriotisme ni décence, et le gain est leur seul objectif."

Ian Smith, ancien Premier Ministre de la Rhodésie britannique, a dit :
"Nous vivons dans un pays superbe. Il nous suffit juste de nous débarrasser des gangsters qui détiennent le pouvoir et l'affaire est réglée."

Le Cardinal de Richelieu déclara un jour que bien des gens seraient très étonnés s'ils savaient qui était le véritable souverain de France.

Ce qui est important pour l'homme n'est pas la vérité mais l'idée qu'il s'en fait. Il adulera une encyclopédie même si elle dit des contre vérités (surtout historiques) alors qu'il reniera un texte disant des vérités historiques uniquement parce que l'encyclopédie correspond à l'idée qu'il se fait du monde...


Ces commissions - dont l’OMC en est un exemple typique - regroupent un panel de "spécialistes du commerce" qui s’érigent en juges des questions économiques, et qui se placent au-dessus du pouvoir et du contrôle populaire de tous les pays, s’assurant par là même la suprématie du capital financier international. Ce fonctionnement, appelé mondialisation, est considéré comme l’inévitable vecteur de croissance naturel profitable à tous. C’est en fait, un coup d’état mondial orchestré par les intérêts économiques du big business mondial. (...)


Ben, ça aussi c'est pas nouveau... Le coup d'état a eu lieu il y a belle lurette, probablement depuis que l'homme a décidé d'inventer l'argent, en lieu et place du troc, pratique que certains utopistes respectables tentent de réintroduire dans nos petits cerveaux civilisés (traduction : conditionnés).




Agissant comme juge suprême au niveau mondial, l’OMC a rejeté des lois qui constituaient, selon elle, "un obstacle au libre-échange" :

Elle a imposé au Japon des teneurs plus élevées en résidus de pesticides dans les produits alimentaires importés.

Elle a empêché le Guatemala de légiférer contre une publicité mensongère pour des aliments pour bébés.

Elle a fait lever dans divers pays l’interdiction de l’amiante, et fait changer la réglementation sur les économies de carburants et sur les normes d’émissions de polluants atmosphériques pour les véhicules à moteur. Elle s’est prononcée également contre les lois de protection de la vie aquatique et contre l’interdiction de fabrication de produits à partir d’espèces menacées.

L’interdiction dans l’Union Européenne de l’importation de bœuf américain bourré d’hormones, était massivement approuvé par les populations dans toute l’Europe, mais un panel de l’OMC composé de 3 membres a décidé que cette interdiction était contraire aux lois sur la liberté du commerce. (...)

L’OMC a rejeté la partie de la loi sur l’Air Pur aux US qui interdisait certains additifs dans l’essence parce cette mesure empêchait les importations en provenance de raffineries à l’étranger.

L’OMC a rejeté également la partie de la loi sur les Espèces en Voie de Disparition qui interdisait l’importation de crevettes capturées avec des filets sans dispositif de protection pour les tortues de mer.


Sont hyper logiques en fait ! Et parfaitement en accord avec leur principe de domination. Et puis, une fois le doigt mis dans l'engrenage du pouvoir, pour l'obtenir et le garder, alors s'ouvre le terrible cercle vicieux suivant, dont il n'est possible de sortir que les pieds devant :

" La diplomatie mène à la compromission,
La compromission mène au corporatisme,
Le corporatisme mène au trafic d'influence,
Le trafic d'influence mène a la corruption,
La corruption mène à la haute délinquance."



Le libre échange, ce n’est pas le commerce équitable ; il profite à des pays puissants au détriment des faibles, et il sert les intérêts des riches au détriment de nous tous. La mondialisation, c’est revenir sur beaucoup de réformes du XX° siècle : pas de liberté de boycotter des produits, pas d’interdiction contre le travail des enfants, pas de salaire minimum vital ou d’avantages sociaux, pas de services publics qui puissent entrer en compétition avec les services privés, pas de protections sociales qui viennent réduire la marge des entreprises. (...)


Extrait de 1984 de George Orwell, roman visionnaire :

" Nous ne cherchons pas le pouvoir en vue de nos propres fins, mais pour le bien de la majorité tel que nous le définissons. Les hommes, ces créatures frêles et lâches, ne peuvent endurer la liberté ni faire face à la vérité. Ils doivent être dirigés par ceux qui sont plus forts qu'eux. L'espèce humaine a le choix entre la liberté et le bonheur, or le bonheur vaut mieux.

" Le bien des autres ne nous intéresse pas, nous ne recherchons que le pouvoir, le pur pouvoir. Les nazis et les communistes se rapprochent beaucoup de nous par leurs méthodes, mais ils n'eurent jamais le courage de reconnaître leurs propres motifs. Ils prétendaient s'être emparés du pouvoir pour une période limitée ; passé le point critique, il y aurait un paradis où les hommes seraient libres et égaux. Nous ne sommes pas ainsi, nous savons que jamais personne ne s'empare du pouvoir avec l'intention d'y renoncer. On n'établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir.

" L'esclavage c'est la liberté. Seul, libre, l'être humain est toujours vaincu. Mais s'il renonce à son identité, s'il se soumet entièrement et totalement, il se fond dans le pouvoir collectif, il est alors tout-puissant et immortel.

" Ce pouvoir est aussi le pouvoir sur d'autres êtres humains, sur les corps mais surtout sur les esprits. Le pouvoir sur la matière n'est pas important, notre maîtrise de la matière est déjà absolue. Ce qui importe c'est de commander à l'esprit. La réalité est à l'intérieur du crâne... Le réel pouvoir, le pouvoir pour lequel nous devons lutter jour et nuit, est le pouvoir non sur les choses, mais sur les hommes. Comment assure-t-on le pouvoir sur un autre ?

" En le faisant souffrir.

" L'obéissance ne suffit pas. Comment, s'il ne souffre pas, peut-on être certain qu'il obéit, non à sa volonté, mais à la nôtre ?

" Le pouvoir est d'infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l'esprit humain en morceaux que l'on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l'on a choisies. Commencez-vous à voir quel sorte de monde nous créons? Un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d'écraseurs et d'écrasés, un monde qui au fur et à mesure qu'il s'affinera deviendra plus impitoyable. Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de souffrance. Notre civilisation est fondée sur la haine; il n'y aura pas d'autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l'humiliation. Nous détruirons tout le reste.

" Nous avons coupé les liens entre l'enfant et les parents, entre l'homme et l'homme, entre l'homme et la femme. Mais plus tard, il n'y aura ni femme ni ami. Les enfants seront à leur naissance enlevés aux mères, comme on enlève leurs œufs aux poules. La procréation sera une formalité annuelle, comme le renouvellement de la carte d'alimentation. Il n'y aura plus de loyauté que pour le pouvoir. Tous les plaisirs de l'émulation seront détruits remplacés par l'ivresse toujours croissante du pouvoir, qui s'affinera de plus en plus. Il y aura à chaque instant, le frisson de la victoire, la sensation de piétiner un ennemi impuissant... Autant qu'un monde de triomphe ce sera un monde de terreur... Nous commanderons à la vie à tous ses niveaux.

" Vous imaginez qu'il y a quelque chose qui s'appelle la nature humaine qui sera outragée par ce que nous faisons et se retournera contre nous. Mais nous créons la nature humaine. L'homme est infiniment malléable.

" Tel est le monde que nous préparons. Un monde où les victoires succéderont aux victoires et les triomphes aux triomphes, un monde d'éternelle pression, toujours renouvelée, sur la fibre de la puissance. Vous commencez à réaliser ce que sera ce monde. À la fin vous ferez plus que le comprendre, vous l'accepterez, vous l'accueillerez avec joie, vous en demanderez votre part en idolâtrant vos propres bourreaux."
     

Ce qui est réduit à néant ici, c’est non seulement un certain nombre de bonnes lois qui traitent de l’environnement, des services publics, du droit du travail, et de la protection du consommateur, mais également le droit même de les promulguer.

La souveraineté du peuple elle-même est cédée au profit d’une organisation du commerce ploutocrate et secrète qui prétend exercer un pouvoir plus important que celui du peuple, de ses tribunaux et de sa législation. Nous avons affaire ici à un coup d’état mondial perpétré par le grand capital sur les nations du monde. (...)



Ben vi... Et ils se servent de la peur pour régner, le Professeur Laborit en a beaucoup parlé, peur, angoisse,dépression, esclavage (je me permets de raccourcir la spirale).

"L'argent appelle l'argent" et "on ne prête qu'aux riches" sont malheureusement deux proverbes populaires d'une rigoureuse exactitude. Mais franchement... tout ça... aurait pu ne jamais arriver si nous de la rue nous étions levés. Ils ont bien essayé en 1789, beaucoup y ont cru, mais il faut de l'argent pour faire une révolution, et là, rebonjour les puissants, les avides, qui se régalent de fourguer leurs stocks d'armes et de poisons à des victimes devenues pires que leurs bourreaux... On se mord la queue... Et ça fait des millénaires que ça dure.

Alors, oui, j'suis d'accord pour gueuler, avec lui, comme lui, et je ne m'en prive pas, mais c'est comme pisser dans un violon... Voire pire, car le violon, lui au moins émettra un son.

« Il arriva que le feu prît dans les coulisses d'un théâtre. Le bouffon vint en avertir le public : on pensa qu'il faisait de l'esprit et on applaudit. Il insista ; on rit de plus belle. C'est ainsi, je pense, que périra le Monde : dans la joie générale des gens spirituels qui croiront à une farce. »

Søren Kierkegaard
Philosophe



Pour lire l’article complet de Michael Parenti : http://blog.emceebeulogue.fr


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