Ma sorcière bien-aimée

Publié le par chris StJames



Me manque une femme... Vouais. En la regardant, j'sais qu'il me manque la même, une sympa, pas prise de tête, qui te sert le whisky à peine t'es arrivé et qui s'inquiète de ta journée, et qui a tout fait bien dans la maison, jusqu'à ranger ton pyjama sous l'oreiller sans hurler comme un putois sur ta vitesse le matin, et qui fait pas la gueule pour un oui pour un non, et surtout pas du fait que tu travailles et qu'elle est à la maison, la pauvre, quelle punition... C'est la série qui pousse à ce genre de désir fou du chacun à la place qu'il s'est choisi. Les Etats-Unis à cette époque ne plaisantait pas sur le partage des taches, quand l'un travaillait, l'autre s'occupait de la maison, et basta. Pas de réflexion sur les conditions sociales, ni regrets ni amertume, chaque chose à sa place et les vaches bien à l'étable. Le noir était noir et le blanc sans taches.
Elle est bien sympa cette sorcière qui s'attache à un pauvre être humain comme les pommes de terre à ma poële. M'en manque une comme elle pour sûr, comme elle manque à tous les handicapés, les diminués, les pas très en forme, les anormaux. Mais faut la comprendre, l'instinct ne pousse jamais la femelle vers le plus faible du troupeau. Ainsi va la vie. Ainsi perdure notre solitude. ... Et les mouettes se marrent.
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