La grosse bourre
J'suis à la bourre !!! Ou je crois l'être, ce qui est normal après trois jours de cortisone. Tout s'accélère. Les gestes partent, le corps ne les suit pas. A l'intérieur c'est comme un volcan. Ca tape dans la tête et les idées dérapent sur des peaux de bananes chimiques. Mais bon. C'est pas de ça que je voulais parler.
J'suis donc à la bourre. J'ai rien écrit... Ca, c'est ma bourre à moi. Quand je n'écris rien, je deviens fou. Je me dis que je vais perdre mes mots, et je vois Cocteau me tirer l'oreille : " 6 pages par jour, je t'ai dit ! Comme moi, astreins-toi. Juste 6 pages pour ne pas perdre la main." Et j'entends Nietzsche et Baudelaire reprendre de concert : "Un écrivain qui n'écrit n'en est pas un. Rien ne se fait sans de la sueur et du sang."
Alors je suis vraiment à la bourre. Bien sûr, j'ai quand même beaucoup correspondu mais aucun texte qui mérite ce nom ne s'est imposé à moi. Je crois que ce soir, avec tout ce que j'ai dans le sang, je n'ai pas grand chose à dire. Et écrire sur rien n'est pas écrire. Pour moi. Car certains y parviennent avec beaucoup de succès, pas de polémique. J'ai beaucoup de mal à écrire sans fond. Même si je le déguise, même si j'évite toutes leçons, qui finalement me seraient adressées, comme tant de disciples qui vantent un amour qu'ils sont bien incapables de recevoir, avant que de donner. J'ai du mal, c'est vrai, avec les écritures plates qui ne prennent pas position, les écrivaillons même gradés qui s'adressent à la multitude, les adeptes du marketing littéraire, et pas de polémique, je le rappelle.
Bref.
Je ne vais pas trop vite ?... N'oublie pas, et pardonne-moi, j'ai le deuxième effet Kiss-Cool...
Je n'ai donc rien écrit. Ho, j'ai dans ma bibliothèque de quoi remplir douze tomes avec les annexes, mais je n'ai aucune envie d'aller farfouiller dans mes "vieux" (argh !) textes pour en chercher un qui passe éventuellement le barrage infranchissable de ma terrible censure.
Un point toutefois me rassure. J'avoue avoir pris un plaisir fou dans les commentaires de [Coléoptères émetteurs], avec [Philippe] et [Grain de Sel]. Ces deux là, c'est de la dynamite ! Si on rajoute [Jean Baptiste Fouco] là-dessus, on a la bombe atomique.
Allez ! J'crois que j'vais écouter de la zique ! Lire mes potes, y z'arrêtent pas de pondre. Enfin décompresser, si c'est possible de baisser le régime. Me vider la tête et laver mon sang... ? Avec un Ricard ! Je vais arroser ma liberté retrouvée.
J'suis donc à la bourre. J'ai rien écrit... Ca, c'est ma bourre à moi. Quand je n'écris rien, je deviens fou. Je me dis que je vais perdre mes mots, et je vois Cocteau me tirer l'oreille : " 6 pages par jour, je t'ai dit ! Comme moi, astreins-toi. Juste 6 pages pour ne pas perdre la main." Et j'entends Nietzsche et Baudelaire reprendre de concert : "Un écrivain qui n'écrit n'en est pas un. Rien ne se fait sans de la sueur et du sang."
Alors je suis vraiment à la bourre. Bien sûr, j'ai quand même beaucoup correspondu mais aucun texte qui mérite ce nom ne s'est imposé à moi. Je crois que ce soir, avec tout ce que j'ai dans le sang, je n'ai pas grand chose à dire. Et écrire sur rien n'est pas écrire. Pour moi. Car certains y parviennent avec beaucoup de succès, pas de polémique. J'ai beaucoup de mal à écrire sans fond. Même si je le déguise, même si j'évite toutes leçons, qui finalement me seraient adressées, comme tant de disciples qui vantent un amour qu'ils sont bien incapables de recevoir, avant que de donner. J'ai du mal, c'est vrai, avec les écritures plates qui ne prennent pas position, les écrivaillons même gradés qui s'adressent à la multitude, les adeptes du marketing littéraire, et pas de polémique, je le rappelle.
Bref.
Je ne vais pas trop vite ?... N'oublie pas, et pardonne-moi, j'ai le deuxième effet Kiss-Cool...
Je n'ai donc rien écrit. Ho, j'ai dans ma bibliothèque de quoi remplir douze tomes avec les annexes, mais je n'ai aucune envie d'aller farfouiller dans mes "vieux" (argh !) textes pour en chercher un qui passe éventuellement le barrage infranchissable de ma terrible censure.
Un point toutefois me rassure. J'avoue avoir pris un plaisir fou dans les commentaires de [Coléoptères émetteurs], avec [Philippe] et [Grain de Sel]. Ces deux là, c'est de la dynamite ! Si on rajoute [Jean Baptiste Fouco] là-dessus, on a la bombe atomique.
Allez ! J'crois que j'vais écouter de la zique ! Lire mes potes, y z'arrêtent pas de pondre. Enfin décompresser, si c'est possible de baisser le régime. Me vider la tête et laver mon sang... ? Avec un Ricard ! Je vais arroser ma liberté retrouvée.
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