Guy Carlier

Publié le par Guy Carlier, forcément

Voilà pourquoi j'aime bien Guy Carlier :
    
Premier exemple : à fond la caisse.
   
Octobre 2000
« Ca devait arriver un jour ou l'autre : j'ai été victime d'un accident bête. Le week-end dernier, j'ai fait une overdose. Une overdose de Jean Pierre Foucault. Je vous explique : vendredi dernier déjà, j'avais exagéré en regardant en totalité son émission « Le Grand Soir »... Je m'en étais mis jusque là !... Faut dire que c'était d'la bonne... De la bonne connerie, de la pure, pas coupée avec de l'intelligence ! Non, de la connerie pas trafiquée, garantie 100% Foucault ! Alors moi, dans ces cas-là, je n'arrive pas à me raisonner : j'ai tout regardé, y compris Lara Fabian. Là, première erreur. Tous les toxicomanes vous le diront : du Foucault coupé avec du Lara Fabian, c'est un mélange pire que le crack. Il paraît qu'à New York les dealers du Bronx s'enfuient en courant si vous leur proposez du « Foucault-Fabian » ! Il faut dire qu'en plus, vendredi, Lara Fabian elle aussi c'était de la bonne. Quand elle chantait, les gros plans ressemblaient à des endoscopies. On aurait cru une consultation ORL ! Par exemple, on pouvait constater que la langue était chargée - elle avait dû manger un truc en sauce à midi. Sinon, au niveau dentaire, j'ai pensé un moment qu'elle souffrait d'une carie sur la deuxième prémolaire à gauche, mais il s'agissait en fait d'un reliquat de blanquette collé à la dent et qui s'envolait lorsqu'elle hurlait... »

Deuxième exemple : un écrivain prenant.
   
Novembre 2000
« Sur la table, leurs mains au ralenti se cherchaient et s'enlaçaient. On se disait que ces mains-là étaient si douces qu'elles ne feraient jamais pleurer des enfants. On aurait dit qu'elle aussi les avait vus et ne jouait que pour eux... En ragardant bien ces amoureux, on croyait les voir pleurer, mais en s'approchant plus près, on voyait que c'était juste des perles de cristal qui brillaient dans leurs yeux... »
    
Quand un auteur sait passer de l'ironie féroce à la douce poésie, le tout sous-tendu par une belle et profonde culture, je me dis : vivement de lire le roman !
 

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Publié dans Citations

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G
Du Nectar en version livre, à butiner page après page, si le Monsieur en impose par sa carure, il n'est pas en reste avec sa "gouaille", il ne lésine pas à tartiner, un San Antonio à sa manière qui a du dard...!
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