Colère
Orage, tonnerre, éclair et tempête dans mon cerveau ! Pourquoi tant de colère en moi, pire, de rage ? A croire que j'en veux à la planète entière de la bêtise qui règne dans nos sociétés (Jusqu'à la lie).

Qu'est-ce qu'elle a pu faire a des types comme Jésus, ou Bouddha, Gandhi, Martin Luther King, et autres apôtres de l'amour entre frères d'une même humanité ? Au début, avant qu'ils sachent que tout est comme il doit être, parce que tout a un sens dans cet univers chaotique... qui attise ma colère... Pourquoi l'enfant se meurt ? Pourquoi l'ado ne trouve-t-il pas sa place ? Pourquoi tant de gens tristes ? Pourquoi se sent-on si seul même entouré ?... Je suis sûr qu'ils ont du râler, comme moi, Jésus dans le temple houspillant les marchands, il aurait du pain sur la planche à Lourdes, terre sacrée catholique, Martin qui hurlait son discours : "I have a Dream" ! Lui, c'était le grand : nous sommes tous des frères, sans couleurs de peaux, ne l'oubliez pas messieurs les blancs, un jour la justice divine vous rattrapera... C'est pas de la colère ça ?... Bouddha s'est-il énervé ?... Aucune idée, mais je suis certain que ça a failli lui échapper plusieurs fois.

Comment ne pas être assomé par la cruauté qui règne en nos rangs ? L'isolement des vieux, 10 000 sont partis dans la dernière canicule, abandonnés au fond d'appartement cocottes-minute. Un tel en tue un autre, la famille s'en mêle et bientôt c'est toute l'humanité qui s'entretue, au nom d'idées futiles, de dieux vengeurs, du pognon roi. Normal ça ? Moi, je n'ose même pas tuer une fourmi et quand je marche dans l'herbe j'évite d'écraser les fleurs, alors que dire si je devais occire un humain. Pourtant, comme un con, j'ai fait l'armée, dans les troupes d'assaut, et j'en étais fier. La connerie est bien passée par moi, remarque c'était facile.

Alors ce n'est pas possible que Jésus, Bouddha et tous les autres, n'aient pas un jour été horrifiés, la barbe dressée, les yeux pleins d'éclairs, par la misérable vie intérieure de leurs contemporains. Qu'ils aient existé ou pas, rehaussant le tout par leur seule existence, moi, je ne suis quand même pas fier d'appartenir à cette race irresponsable.

Et pourtant, et pourtant, il y a tant et tant de beaux actes et de belles gens sur ma terre, peut-être même autant, mieux, voire plus, que de méchants. Je me focalise sur les imbéciles, les zombis, les morts-vivants éduqués à grande dose de vanité, de cupidité, de peurs imbéciles qui leur font croire que nous sommes tous des ennemis les uns pour les autres (Qui c'est qui est très gentil ?). Ceux qui tiennent à leurs privilèges comme à la prunelle de leurs yeux et qui, aussi sûr que deux et deux font quatre, c'est inéluctable, crèveront dans leur lit à baldaquin de soie rouge et d'or massif (Philosophie du puissant). Ce con-là, imbu de sa puissance terrestre, sournoise chose ne mérite aucune comparaison tant il est insultant de l'accoupler avec un animal, genre rapace ou serpent. Ces deux espèces ont pour elle leur nature intrinsèque à laquelle elles ne dérogent jamais, mangeant pour survivre, incapables de calculs, vivant telles qu'elles sont. Je les hais ces puissants qui pourraient faire beaucoup et font tout le contraire, probablement déjà décidés à nous exterminer pour régner sans partage sur un monde désert (Déjà vrai ou encore faux ?). Ils auront l'air fin à s'emmerder entre eux... Orwell et Houxley n'étaient pas proches de la vérité, ils savaient la malfaisance de l'homme pour l'homme. Le scénario était facile à imaginer quand on connait la noirceur et la paresse qui règnent dans nombre d'âmes humaines.

Hormis, bien sûr, toutes les bonnes gens qui font le bien, sans en faire de gloriole, sans aucun éclat, parce que c'est dans leur nature, parce qu'ils aiment ça.

Oui, je suis en colère, dans une rage folle, je serai même capable de les écraser comme les vulgaires punaises qu'ils sont (pardon les punaises). Mais en agissant ainsi, j'agirais comme eux, je passerais moi aussi dans le camp des bourreaux (La prison où nous naissons). La Révolution française fut une bonne démonstration de la cruauté des victimes envers leurs anciens maîtres... Suis-je vraiment victime de leurs machinations ? Sont-ils les seuls coupables, les méchants, les puissants ? Croire qu'ils aient du pouvoir n'est qu'un leurre pour ne pas faire grand chose, ils n'ont de pouvoir que celui que je leur donne. Car, comme d'habitude, en ce bas monde et partout ailleurs, tout commence définitivement par soi (C'est ça ! ).
