Impromptu

Publié le par Chris

Enfin me lâcher... N'écrire que pour moi, comme ça me vient, sans chercher à écrire des merveilles qui seront lues par des milliers d'humains. Sans objectif ni résultat, écrire ce qui me vient à l'esprit, et le mot n'est pas trop faible. J'ai envie de laisser couler mes pensées afin de mieux noter les propos de cette voix dans ma tête qui me dicte des mots depuis bientôt cinq ans. Je l'appelle la voix de l'écrivain. Elle est là sans arrêt qui observe et qui note le moindre fait de ma vie pour mieux le transcrire. Elle cherche en toute chose un propos, une émotion qu'elle craignait ne pouvoir écrire si elle ne l'avait pas vécue. En permanence elle est là, penchée sur un grand carnet blanc sans carreaux, à noter et noter et noter et noter encore, souhaitant pouvoir le faire toute l'éternité. Car souvent elle se dit qu'elle continuera à le faire après que je sois trépassé, c'est promis, c'est juré, telle est sa mission en dehors de toute incarnation... L'entendez-vous cette voix ?... Vous dicte-t-elle aussi des pages et des pages de textes au beau milieu de vos rêves ? Vous réveille-t-elle pour vous faire noter une pensée à nulle autre pareille qu'il ne faut surtout pas oublier ?... Un ami me disait qu'il l'entendait aussi. Et vous, que me direz-vous ?

Publicité

Publié dans Ecrits sur l'écriture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
Je partage ton analyse, ta sensation... Toutefois, à bien y réfléchir, tout n'est pas si clair me concernant. La voix entendue, cette façon qu'a l'esprit de nous parler, de nous inciter à user des mots, je ne saurai dire que cette voix est celle de l'écrivain. C'est d'abord une sensation, des phrases mises bout à bout et qui, dans l'imaginaire, semblent exquises, bien plus qu'elles ne l'auraient été dites oralement... C'est d'abord un petit jeu de l'esprit, on compose des tirades, des élans de texte, puis le besoin devient puissant, besoin de coucher, d'aliter chacun de ses mots pensés. trop attendre, c'est risquer de perdre l'insouciance du propos, se résoudre à dire au lieu d'écrire, c'est perdre la teneur du propos. Non, je ne dirai pas que c'est la voix de l'écrivain, moi je la nomme "inspiration", tout simplement. Ou, quand le besoin d'écrire est irrépressible, je me dis alors que cette voix de l'intérieur est l'expression de mon unique forme de survie. j'entends par là que nous sommes tous dotés, d'un ou plusieurs moyens de communiquer. L'écriture est ma voix, et donc ma voie...
Répondre
R
Je dois être sourd ;)
Répondre
R
Je dois être sourd ;)
Répondre